vendredi 2 janvier 2009
du mois de janvier 2009
De ce fait et par la référence à différents calendriers, surtout le calendrier dit de Numa, ou de Tarquin, celui en place au moment de la fondation de Rome, ou celui décrété par Jules César, le calendrier «Julien», le premier janvier marquait le début de l’année. Aujourd’hui, il a perdu toute référence au cycle de la lune ou aux saisons. Il est purement administratif et ne se réfère plus à quelque chose en lien avec la lune ou le soleil. N’insistons pas trop car changer le début de l’année pourrait entraîner des revendications et une grande confusion comme celle qui a suivi la mise en place du calendrier « julien ». A cette époque là, en effet, les pontifes romains, - qui n’ont rien à voir avec le souverain pontife, terme désormais «labellisé»-, réunissaient le peuple pour annoncer les différentes festivités. et les jours fériés…C’est à ce moment là qu’on établissait le «registre des dettes» avec les intérêts. Il fallait payer au premier jour du mois, c'est-à-dire aux calendes. D’où l’origine du mot calendrier. Quand les pontifes se trouvèrent face à l’application de la réforme, soit par erreur d’interprétation, soit par mauvaise volonté – on dit qu’ils profitaient largement de cette époque d’échéance «fiscales» pour se servir au passage ! – ils appliquèrent les nouvelles dispositions avec une marge d’erreur. Il fallut reprendre les choses et notamment revoir la règle du jour «bissextile» de février. On relira ici, si ce n’est pas assez clair, mes chroniques de janvier et de février des années précédentes.
Ainsi au fil des siècles, l'année n'a pas commencé partout au 1er janvier, et son début a varié au gré des époques, des pays et des églises. Pour ne citer que la France, l'année commençait le 1er mars dans nombre de provinces aux VIe et VIIe siècles ; à Noël au temps de Charlemagne (et en certains lieux, tel Soissons, jusqu'au XIIe) En quelques régions, l'année commençait à date fixe, le 25 mars, jour de l'Annonciation. C'est ainsi qu'on peut lire, dans la Généalogie des rois de France (1506) de Bouchet : «Charles VIII alla à trépas au chasteau d'Amboise le [samedi] 7 avril 1497 avant Pasques [le 15 avril cette année-là], à compter l'année à la feste de Pasques ainsi qu'on le fait à Paris, et en 1498 à commencer à l'Annonciation de Nostre-Dame ainsi qu'on le fait en Aquitaine.» Ce n'est qu'en 1564 que, par édit de Charles IX, le début de l'année fut obligatoirement fixé en France au 1er janvier ; et les fausses étrennes et «poissons d'avril» sont un lointain souvenir des dates révolues.
La République ayant été proclamée le 22 septembre 1792, date qui se trouvait être le jour équinoxial d'automne, le calendrier républicain fixa le début de l'année «au jour civil où tombe l'équinoxe d'automne au méridien de Paris».
C’était plus en référence au cycle des saisons. Mais ce calendrier eut une durée de vie très courte.
En Russie, l'an commençait le 1er septembre ; à compter du règne de Pierre le Grand, il commença le 1er janvier. Quant à l'Angleterre, où l'an débutait le 25 mars, comme dans beaucoup de pays protestants et orthodoxes qui avaient préféré en rester au calendrier «julien» manifestement faux, plutôt que de s’incliner devant une décision du pape de Rome, elle n'accepta la réforme grégorienne et le 1er janvier que bien plus tard : l'année anglaise 1751, pour se mettre en harmonie avec les pays voisins, ne comporta que neuf mois et une semaine ! Ce qui, on peut facilement le comprendre, ne facilite pas la tâche des historiens et encore moins celle des généalogistes. Quand j’écris cela, n’y voyez aucune réaction ni aucun règlement de compte d’un bon cévenol marqué par le passé des longues guerres fratricides entre ceux de la religion prétendue réformée, (RPR) comme on disait alors, et catholiques! D’autant plus qu’en Janvier on célèbre entre nous la Semaine de l’Unité. Mais je citerai quand même pour expliquer ce retard dans la mise à jour des calendriers, cette phrase du savant Kepler : «les protestants aiment mieux être en désaccord avec le soleil qu’en accord avec le Pape».
En Russie, ces différentes dates d’application de la réforme «grégorienne», sont l’explication de la date de la révolution d’octobre, en 1917, qui eut lieu en novembre et c’est encore la raison des décalages de la fête de Noël et de la fête de Pâques chez les Orthodoxes.
Plusieurs grandes civilisations et peuples se réfèrent encore au cycle de la lune, ou l’adaptent avec des mois de complément pour faire coïncider ce cycle à celui des saisons. Citons en quelques uns, en ce début d’année.
Le calendrier musulman démarre le 16 juillet 622 ap.JC. C’est la date de l’Hégire, l’exode du prophète et de ses compagnons de Médine à la Mecque. Douze mois lunaires de 29 jours qui au fil des ans se retrouvent à des dates différentes dans le calendrier grégorien. Le 29 décembre 2009 les Musulmans fêteront l’an 1430. Le nouvel an musulman n’a pas de signification religieuse.
Chez les Bouddhistes, on retrouve un calendrier dont le point d’origine est la disparition du Bouddha. La tradition place sa mort à la pleine lune du sixième mois de l’année correspondant à l’an 543 av. JC. Le nouvel An bouddhiste est une fête très importante. Le 9 avril 2009, les bouddhistes fêteront l’an 2553.
Le calendrier juif est luni-solaire, c'est-à-dire que le calendrier de base lunaire est ajusté à l’année solaire grâce à l’ajout de mois intercalaires (tous les trois ans environ) afin de suivre le rythme des saisons. La date d’origine du calendrier juif (7 octobre 3760 av. JC) est rattachée à la création du monde appelée aussi Yom Hadin « jour du jugement ». Le nouvel an juif est la première fête liturgique du calendrier. Le 19 septembre 2009 les Juifs fêteront l’an 5770.
Dans le monde Hindous il existe plusieurs calendriers qui pour la plupart se réfèrent au cycle lunaire. Dans le Nord de l’Inde, on applique un calendrier fondé sur l’ère Samvat, qui débute le 23 février 57 av. JC. Le 27 mars 2009, les Hindous fêteront l’an 2066.
Notre mois de janvier, qui tire son nom de Janus Bifrons, fils d’Apollon , dieu qui avait le pouvoir de connaître à la fois le passé et l’avenir, continue de nous offrir une série de fêtes, héritées des saturnales romaines, qui célèbrent la victoire du jour sur la nuit, le « sol invictus ». C’est l’origine de la fête de l’Epiphanie des chrétiens qui reprend ce symbole de la lumière pour célébrer la manifestation de Dieu fait Homme à notre monde. La galette des Rois est bien la symbolisation par sa forme ronde et dorée du soleil rayonnant, victorieux de la nuit et des ténèbres ; et cela même dans le midi, notre gâteau des Rois, la «couronne des rois» est une couronne de brioche, qui a plus l’aspect, avec un peu d’imagination, du turban dont sont quelquefois affublés nos Rois Mages venus d’Orient.
C’est le même symbolisme qui sera repris pour les crêpes de la Chandeleur.
En tirant les Rois en cette fête de l’Epiphanie nous pensons aux Rois Mages. Or cela n’a rien à voir avec eux ! C’est une vieille coutume païenne, qui se réfère à l’évolution du temps, à la longueur des jours, et au soleil qui brille chaque jour un peu plus, et qui s’inscrit dans le contexte de toutes les fêtes qui jalonnent ces jours autour du solstice d’hiver, où il n’est question que de fêter le triomphe de la lumière sur la nuit et les ténèbres.
«Tirer la fève» avait pour unique objectif de désigner celui qui serait le roi de la fête. Le roi de la Fête des Fous qui était un vestige des saturnales organisées par les Romains à cette période. On y partageait déjà la galette et on tirait la fève en désignant ainsi le roi de la fête. Au Moyen Age ce fut la fête des Fous, devenus la fête des Innocents, sujette à toute sorte de débordements au point que pour des questions de salubrité publique il fallut l’interdire. A Nîmes la première disposition interdisant cette fête remonte à 1394.
Que cette chronique ne gâche pas notre plaisir d’une bonne réunion en famille et entre amis et fêtons les Rois sans scrupules. Il n’y a plus rien de païen dans nos festivités et puis, l’hommage au jour qui triomphe sur la nuit n’est-il pas aussi un hommage à la création et au Créateur!
Sous la Révolution, la fête des Rois, jugée «anticivique», fut rebaptisée «fête du bon voisinage» - lointaine ancêtre de nos fêtes de quartier qui ont retrouvé vie depuis quelques années. On y dégustait non plus la fameuse «galette royale» mais la «galette des Sans-culotte».
Sous François 1er une amusante anecdote fut à l’origine,- dit-on ! - de la belle barbe de ce Roi.
Le souverain se trouvait à Romorantin pour y fêter les Rois. On lui signala qu’un autre roi venait d’être élu dans un hôtel voisin. «Même un jour d’Epiphanie, dit en riant François 1er, il ne peut y avoir qu’un seul roi à Romorantin !». Suivi de ses amis, il alla demander raison au roi de la fève. Comme il neigeait, on se battit à coup de boules de neige. Soudain, pour faire reculer les attaquants, un mauvais plaisant lança un tison enflammé qui atteignit le roi au menton et le brûla. Pour cacher sa cicatrice, François 1er laissa pousser sa barbe et toute la Cour devint barbue !
Ce jour de l’Epiphanie marque souvent le début de l’hiver, ou du moins une forte reprise du froid. «Les hivers les plus froids, sont ceux qui prennent vers les Rois»
Mais une journée des Rois bien ensoleillée est peut-être un bon présage : «Beaux jours aux Rois, blé jusqu’au toit.» ou encore : «Belle journée aux Rois, l’orge croît sur les toits.»
Curieusement les dictons qui associent le beau temps du Jour des Rois à la prospérité, paraissent chacun doublé d’autres dictons qui font de la pluie de ce jour, le présage d’une récolte surabondante de blé, d’orge ou de chanvre :«Si le soir du Jour des Rois, beaucoup d’étoiles tu vois, tu auras sécheresse en été, et beaucoup d’œufs au poulailler». On trouve aussi : «Pluie aux Rois, blé jusqu’au toit.».
Le potager profitera lui aussi de cette pluie paradoxale : «Pour les Rois, goutte au toit, saison de pois.»
Bien sûr nous connaissons tous le dicton classique : «Noël au balcon, Pâques aux tisons».
Plus original, un autre diction nous dit que l’on peut prévoir le temps de l’année à partir du jour des Rois. «Les jours entre Noël et les Rois, indiquent le temps des douze mois». En voici une autre version qui prend Noël comme point de départ pour la même prédiction: «Regarde comme sont menées depuis Noël douze journées, car suivant ces douze jours, les douze mois auront leur cours»
La pleine lune du 11 janvier sera la plus brillante de la décennie. Il faudra attendre 2019 pour l’observer à peine plus brillante. Gare à son influence car elle sera proche de son périgée et proche d’un nœud lunaire. Un vieux dicton fait référence à saint Arcade le 12 et à Saint Hilaire le 13 et nous préviens : «Arcade et Hilaire, gèlent les rivières » ou encore : « Soleil pour saint Hilarion il faudra force tison !». L’hiver n’est pas fini. La période entre le 17 et le 26 jour de nouvelle lune et d’éclipse annulaire de soleil, non visible en France, s’annonce mauvaise : «entre san Antoni ( le 17) e san Bastian ( le 20) se fa maï de fre qu’en tout l’an» . Ce n’est pas une bonne prévision pour la journée de la Truffe à Uzès le 18 janvier. Nous verrons bien ! Ce jour est un «jour-pivot» : «A la saint Pierre l’hiver s’en va ou se resserre». Et il faut s’attendre à du mauvais temps autour de la nouvelle lune du 26.
La sagesse de ces dictons nous appelle à regarder les choses avec un autre œil et si nous nous amusons à noter le temps des douze jours indiqués, cela sera un bon sujet de divertissement. Histoire de penser à autre chose !
Bonne Année à chacun de vous ! Addissias !
Publié par
histoiresdunord
à
21:49
3
commentaires
mercredi 31 décembre 2008
dans quelques heures...
Et pour finir l'année en beauté, Histoires du Nord vient de dépasser les 175.000 pages téléchargées. A 21 h 52, ce sont exactement 175.038 pages, et depuis l'ouverture du blog, pas moins de 117.200 personnes qui ont visité le site, dont 15.398 sont revenues une ou plusieurs fois... Un grand merci à vous et passez de bonnes fêtes...
Question : En combien de temps passeront nous à 200.000 pages?
Publié par
histoiresdunord
à
21:41
0
commentaires
31 décembre : la Saint-Sylvestre... et alors ?
Publié par
histoiresdunord
à
15:43
0
commentaires
lundi 29 décembre 2008
Un peu d'histoire : le conseil général du Nord
Les départements français sont nés en 1789 pour remplacer les Provinces d’Ancien Régime. A l'origine, on en dénombre 83.
Un pouvoir qui se décentralise
Initialement placé sous l'administration du Préfet, le département n’a que peu d’initiative.
Le Conseil Général au travail
Rénover des collèges, entretenir les routes départementales ou encore attribuer des prestations d’aides sociales, sont autant d’actes relevant des compétences du Conseil Général. En effet, de nombreux aspects de la vie quotidienne sont aujourd’hui régis par les responsables départementaux. Réunis régulièrement en séance plénière dans l’hémicycle de l’Hôtel du Conseil Général, les 79 conseillers généraux du Nord définissent les principaux axes de la politique du département. En revanche, l’exécutif (le Président, son cabinet, les Vice-Présidents) et les directions administratives siègent à l’Hôtel du Département, situé rue Gustave Delory à Lille. Les agents départementaux assurent quant à eux la mise en œuvre des décisions sur le terrain, dans le cadre des services déconcentrés répartis sur l’ensemble du territoire
Une histoire un peu mouvementée
A la Révolution, Douai a tout d’abord été choisi comme chef-lieu du département du Nord. Avant la Révolution, on y trouvait déjà l’Université (transférée ensuite à Lille), le Parlement de Flandre… . En 1803, le Préfet «déménage» à Lille, ancienne capitale de la province des Flandres. Les mauvaises langues douaisiennes dirent alors que les Lillois avaient profité d’un banquet très arrosé pour obtenir ce transfert auprès de Napoléon Ier.

Le palais de la place Napoléon III reste le symbole du pouvoir départemental. Cet édifice fait face au Palais des Beaux-Arts, occupe tout un côté de la place de la République et compte près de 6 000 m² de bureaux. Il est composé d’un corps central, donnant sur la cour d’honneur et sur le parc par de majestueux perrons. Deux ailes abritent d’une part les bureaux du Conseil Général, d’autre part ceux du Préfet, ainsi qu’une superbe salle des fêtes. La décoration intérieure de la Préfecture est de style Napoléon III ; elle a été réalisée en majorité par des artistes régionaux à la manière de Charles Garnier (l’architecte de l’Opéra de Paris) et rend hommage aux hommes célèbres qui ont contribué à la grandeur de Lille.
Dans l’hémicycle
L’hémicycle est en quelque sorte le cœur du Conseil Général et accueille les réunions de l’assemblée départementale. Douze armoiries sont peintes sur le plafond, dont celles des villes de Lille, Avesnes, Cambrai, Douai, Valenciennes et Hazebrouck, à l’époque chefs-lieux d’arrondissement (Hazebrouck n’en est plus un depuis 1926).
Le baron de Warenghien
Le Maréchal de Villars
Publié par
histoiresdunord
à
07:30
0
commentaires
marée trop haute dans la région !
PAR YANNICK BOUCHER
La question est brûlante. Est-il possible d'éviter une catastrophe climatique dans la région la plus densément peuplée de France avec 4 millions d'habitants sur deux petits départements ? Si rien ne bouge, la mer montera. C'est bien écrit dans le dernier atlas du développement durable édité par le conseil régional : «Si les comportements ne changent pas, la concentration en CO2 (dioxyde de carbone) serait multipliée par deux en Nord - Pas-de-Calais.»
Efforts... insuffisants
Ce maudit CO2 est partout rejeté dans l'atmosphère. Formant une ceinture au-dessus des nuages, il piège le rayonnement solaire et réchauffe la surface de la Terre. À ce jeu, tous les pays, leurs régions et leurs habitants sont concernés, mais nulle part ailleurs en France un engagement aura été autant concerté que dans le Nord - Pas-de-Calais.
Le plan climat régional fait suite à plus de 500 actions locales contre le réchauffement. Dix territoires prennent déjà des mesures anti-CO2 et près d'une centaine de bilans carbone sont nés dans les collectivités et dans les entreprises. La baisse des émissions régionales de C02 est de 3 % par rapport à 1990, elle est de 1 % en France entière.
Des initiatives inédites prennent forme, comme ce collectif citoyen récompensé à l'échelon européen pour avoir établi la démonstration cette année que l'on pouvait diviser les émissions régionales par quatre (soit les objectifs de Kyoto en 2050) sans renouveler les réacteurs de la centrale nucléaire de Gravelines (1).
Ainsi la région fait-elle des efforts pour réduire son bilan carbone. Elle qui représente 7 % de la population nationale rejette 11 % des émissions de CO2 en France, à cause du poids de son industrie (48 % des rejets), de l'intensité de ses transports (17 %) et de sa densité urbaine (19 %). Au total, plus de 45 millions de tonnes relâchées en 2005, dernier chiffre officiel, c'est 11,2 tonnes par habitant et par an (9 tonnes en France). Et c'est trop. «Nous n'avons pas quinze ans pour inverser radicalement la tendance», affirme Emmanuel Cau, vice-président de Région chargé de l'environnement.
Vus les chiffres, les émissions de CO2 stagnent dans la région, respectant ainsi les engagements de Kyoto. Insuffisant ? Le conseil régional vient de signer un accord cadre avec l'ADEME pour développer la recherche sur la lutte contre le réchauffement climatique vers l'habitat, les services urbains et les réseaux énergétiques. Les chercheurs vont être mobilisés pour prévenir les risques. Pour quel bilan ?
Les transports émettent plus de CO2 aujourd'hui : + 27 % par rapport à 1990 (+ 22 % en France). L'industrie a baissé son score de 20 % en 15 ans via surtout la disparition de gros pollueurs. Quant à l'isolation des logements, elle est globalement mauvaise avec plus de la moitié de l'habitat régional construit avant 1950.
Résumons-nous. Un plan climat vient d'être signé, par une charte, pour engager les acteurs publics du développement régional. Les émissions ont baissé de 3 % depuis 1990 mais il faudrait à présent 3 % de baisse chaque année pour diviser le CO2 par quatre avant 2050. À l'inverse de la crise financière, la crise du climat impose un compte à rebours. C'est toute la différence.
[Une] carte fascinante montre ce qui s'est passé sous Charlemagne, autour de l'an 800. D'importantes déforestations avaient provoqué une montée des eaux et une élévation de la température sur plusieurs siècles de 2,3 °C, soit la hausse prévue d'ici moins de cent ans : autant dire que l'eau devrait monter bien plus brutalement. En attendant que Saint-Omer devienne un port, que Londres, la Belgique et les Pays-Bas soient noyés et que la métropole lilloise soit menacée par les inondations par l'Escaut, Météo France prévoit un emballement à partir de 2030. Il pleuvra plus en hiver, fera bien plus sec et chaud l'été, les tempêtes seront bien plus fréquentes, comme les jours de canicule et les surcôtes, cette dilatation naturelle de l'eau occasionnée par des hausses de pressions atmosphériques, liées aux tempêtes. Ces surcôtes ont tué 1 500 personnes aux Pays-Bas en 1953 alors que l'eau a monté de 2,18 m en une heure à Dunkerque. C'était en novembre 2007 et à marée basse.
Ça chauffe !
Que se serait-il passé en cas de marée haute ? Que faire contre une mer déjà plus haute de 17 cm depuis 1906 ? L'État travaille à modéliser la montée des eaux dans la région. Un petit avion néerlandais a pris toutes les mesures en deux passages et des cartes ne seront pas publiées avant fin 2010.
On s'interroge. Que faire pour la zone poldérisée des wateringues (fossés) et les 400 000 personnes concernées ? Comment protéger la zone industrielle de Dunkerque et ses usines à risques autour d'Arcelor et de Total ? Notre littoral est déjà soumis à une érosion intense, les falaises du Boulonnais reculent. L'étalement urbain progresse de 5,3 % par an dans la région la moins dotée en zones humides tampons contre les inondations et les coulées de boues. Ça chauffe !
La feuille de route est connue. Comparées à celles de 1990, les émissions mondiales de CO2 ont augmenté de 35 %. En réaction, l'Europe a voté l'objectif de réduire de 20 % ses émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020.
- N'est-il pas déjà trop tard ?
«Qui sait, peut-être pas. Nous avons 15 ans pour agir mais c'est une certitude, nos vies vont changer dans les quarante prochaines années.
Pour la première fois dans l'histoire, l'ONU, donc le monde, doit voter le climat qu'il fera sur Terre ! C'est proprement hallucinant, cette solidarité obligatoire est devenue la première question politique totale de l'histoire de l'humanité, puisqu'absolument tout le monde est concerné, contrairement à la pauvreté ou à la violence, les deux autres grands périls.»
«C'est connu et mesuré, la moitié des réponses au réchauffement climatique est liée aux comportements individuels. Comment je me chauffe, j'achète ou me déplace... La canicule de 2003 fut un virage. La prise de conscience débouche sur l'angoisse, c'est-à-dire l'opposé de l'action.
Comment gérer cette angoisse ? On ne livre aujourd'hui que des diagnostics : on annonce une très mauvaise nouvelle, l'eau va monter partout. Or, l'action est dans la thérapie, pas dans le diagnostic. L'angoisse est refoulée. On déprime, on oublie ou on flambe (c'est foutu, autant acheter un 4x4). Or, la mise en mouvement des gens est une question fondamentale. Pour cela, il faut expliquer, c'est la thérapie qui fera agir.
L'angoisse génère un imaginaire régressif : l'avenir sera pire et il y a déjà crise de la parole des adultes par rapport aux enfants. Comment leur dire ? On voit un monde qui se ferme mais on n'a pas les mots pour celui qui s'ouvre. Le pessimisme est une constance historique dès lors que l'on change de civilisation, comme c'est le cas à présent.
La valeur de ce siècle sera l'optimisation de l'utilisation de la ressource. L'efficacité va remplacer l'expansion, dans le cadre d'une gestion forcément plus écologique de la planète. Qu'on le veuille ou non.»
Publié par
histoiresdunord
à
07:28
0
commentaires
dimanche 28 décembre 2008
et avec vous, le Père Noël a-t-il exaucé vos voeux?
Parce que, dans mon cas, le gros barbu rouge a du perdre ma lettre, ou était en rupture de stock, ou encore a du juger que je n'avais pas été assez sage... Mais bon, bref, on est resté à un Noël classique... Pas de bol, reste plus qu'à attendre encore une fois l'année prochaine...
Publié par
histoiresdunord
à
15:14
0
commentaires
wallpaper 1440*900 : souvenirs, souvenirs
Publié par
histoiresdunord
à
07:48
0
commentaires
wallpaper 1440*900 : douleur maternelle
Publié par
histoiresdunord
à
07:47
0
commentaires
wallpaper 1440*900 : courbes dangereuses
Publié par
histoiresdunord
à
07:44
0
commentaires
wallpaper 1440*900 : entre Suger et Saint-Bertin
Publié par
histoiresdunord
à
07:43
0
commentaires
wallpaper 1440*900 : quand le kaastel de Beauvoorde se mire
Publié par
histoiresdunord
à
07:35
0
commentaires
wallpaper 1440*900 : les bourgeois de Calais
Publié par
histoiresdunord
à
07:33
0
commentaires
wallpaper 1440*900 : le cracheur
Publié par
histoiresdunord
à
07:32
0
commentaires
wallpaper 1440*900 : Charité
Publié par
histoiresdunord
à
07:26
0
commentaires
Wallpaper 1440*900 : envie de voyage
Publié par
histoiresdunord
à
07:23
0
commentaires
Petite-Synthe la rebelle... ne s'en laisse pas conter !
La bibliothèque de Petite-Synthe a accueilli un nouvel écrivain, passionné d'histoire et de recherches, amoureux de son quartier. Claude Baert présentait son premier livre «Notre ville de Petite-Synthe, des origines à 1971».
L'année 1971 fut celle de la fusion avec Dunkerque. «Il n'y a pas d'intérêt historique à aller au-delà de celle-ci : l'esprit de clocher ! La fusion reste encore mal vécue par des personnes de plus de 60 ans. Par moi-même également. J'ai souhaité que les gens s'y retrouvent. De plus, personne n'a écrit sur Petite-Synthe hormis le Dr Dewevre qui a présenté quelques articles, quelques livrets en 1926, déclare-t-il.
Savez-vous d'où vient le nom de Petite-Synthe ? L'origine remonte aux marais salants. En séchant, ils émettaient des vapeurs que l'on appelait des "sentines" et ainsi de suite pour arriver au nom actuel. Dans l'ancienne mairie, celle qui existait vers 1900, les noms successifs de la ville étaient gravés en lettres d'or sur la cheminée.»
Claude Baert n'a pas l'intention d'en rester là. Il prévoit de continuer sur un recueil de photos et de cartes postales de Petite-Synthe, en souvenir de ses parents.
Les anciens, garants de la mémoire
Né en 1935 à la maison, rue du Patronage à Petite-Synthe, Claude Baert quitte sa ville natale en 1944 pour se réfugier en Bourgogne. De retour en 1950, et avec le certificat d'études en poche, il entre chez Lesieur en tant que laborantin. Grâce à son entreprise, il entreprend des études, les Arts et Métiers. Diplôme de chimiste en poche, il devient chef de groupe, puis chef de laboratoire jusqu'à sa retraite le 1er octobre 1990.
Dès le lendemain, il se consacre à la collecte d'éléments sur le passé de sa ville. Presque tous les jours, il se rend aux archives de Dunkerque, lit les journaux qui existent depuis 1898. Quelques années sont sur micro-fiches. Il parcourt les maisons de retraite et va à la rencontre des personnes âgées, garantes de la mémoire.
En 1972, il devient membre des Amis du vieux Dunkerque jusqu'en 1990. Il quitte alors l'association car celle-ci ne correspond plus à ses aspirations ni aux recherches qu'il souhaite mener. «Trop de statistiques, dit-il. Cela ne reflète pas ce que les gens attendent.» Il est actuellement membre de la Société historique de Petite-Synthe HISPASEC depuis sa création en 2006. «Il est philatéliste, cartophile, envahissant avec ses papiers mais pas embêtant car il est toujours en train de faire ses trucs», s'esclaffe Annick, son épouse. •
Pour commander ou acheter le livre : 03 28 62 33 98.
In LA VOIX DU NORD, édition de Dunkerque du dimanche 28 décembre 2008
Publié par
histoiresdunord
à
07:11
0
commentaires
Aux anciens du cuirassé «Jean-Bart»
L'association des anciens du « Jean-Bart » recherche des anciens officiers et des marins afin d'assurer le « devoir de mémoire ».
L'association nationale à but non lucratif (loi de 1901) fait appel aux anciens officiers et aux marins, même ceux qui y ont effectué un bref séjour, qui ressentent la nécessité de perpétuer le souvenir de ce cuirassé de 45 000 tonnes lancé en 1940.
L'association cherche aussi les équipages ayant navigué sur la frégate antiaérienne Jean-Bart, toujours en service.
Pour adhérer, les personnes intéressées peuvent contacter : - Yves Leluc, secrétaire général, 46, rue Maurice-Dubois 45 000 Orléans, Tél : 02 38 72 01 29 ou 02 54 88 72 98 ; ou Gabriel Acket, président, 640, rue du Taillon 62136 Lestrem, Tél : 03 21 26 10 11. •
in LA VOIX DU NORD, édition de Dunkerque du dimanche 28 décembre 2008
Publié par
histoiresdunord
à
07:09
0
commentaires
vendredi 26 décembre 2008
wallpaper 1440*900 : la galerie des ancêtres
Publié par
histoiresdunord
à
16:25
0
commentaires
wallpaper 1440*900 : l'oeil dans le ciel
Publié par
histoiresdunord
à
16:22
0
commentaires
lundi 22 décembre 2008
A la Ducasse...
Et pendant que certains s'amusent, d'autres "gardent les sacs"... La ducasse, c'est un peu comme les bals populaires et les boites de nuit, il y a ceux qui se tournent la tête et les autres qui attendent...
Publié par
histoiresdunord
à
08:18
0
commentaires
Publié par
histoiresdunord
à
08:16
0
commentaires
Publié par
histoiresdunord
à
08:14
0
commentaires
Publié par
histoiresdunord
à
08:12
0
commentaires
Publié par
histoiresdunord
à
08:11
0
commentaires
A défaut d'hippodrome, on se contente de jeux pour éprouver le frisson de la cours, dans le bruit assourdissant des bonimenteurs.
Publié par
histoiresdunord
à
08:08
0
commentaires
Curieusement disposée de part et d'autre du canal exutoire, la foire d'hiver de Dunkerque alterne les manèges à sensation et les pêches au canard et autres loteries... Et la musique, mélangée, presque cacophonique, couvre à peine les cris de ceux qui s'amusent à se faire peur.
Publié par
histoiresdunord
à
08:05
0
commentaires
Un Père Noël qui débarque en tyrolienne; ça vire franchement au phénomène de mode... A quand l'arrivée en saut à l'élastique?
Publié par
histoiresdunord
à
08:04
0
commentaires
Publié par
histoiresdunord
à
07:51
0
commentaires
samedi 20 décembre 2008
wallpaper 1440*900 : sous les ailes d'un géant
Publié par
histoiresdunord
à
10:17
0
commentaires
Wallpaper 1440*900 : nuit festive
Publié par
histoiresdunord
à
10:16
0
commentaires
wallpaper 1440*900 : sous le doux regard des saints
Publié par
histoiresdunord
à
10:15
0
commentaires
wallpaper 1440*900 : la prière de la pucelle Jeanne
Publié par
histoiresdunord
à
10:14
0
commentaires
wallpaper 1440*900 : sentinelle de l'inutile
Publié par
histoiresdunord
à
10:13
0
commentaires
wallpaper 1440*900 : plage interdite
Publié par
histoiresdunord
à
10:11
0
commentaires
wallpaper 1440*900 : souvenir de la Der des Ders
Publié par
histoiresdunord
à
10:10
0
commentaires
wallpaper 1440*900 : réminiscence
Publié par
histoiresdunord
à
10:08
0
commentaires
Wallpaper 1440*900 : déesse de la route...
Publié par
histoiresdunord
à
10:07
0
commentaires
Wallpaper 1440*900 : souvenirs
Publié par
histoiresdunord
à
10:04
0
commentaires
J - 5 : vous avez pensé à acheter tous vos cadeaux ?
Publié par
histoiresdunord
à
07:50
0
commentaires
jeudi 18 décembre 2008
La bonne nouvelle pour La Treille, désormais monument historique
PAR JEAN-MARIE DUHAMEL
Mais par-delà les affaires d'intendance - aussi lourdes fussent-elles -, cette inscription marque aussi et surtout un changement de regard. Si on se souvient que la demande avait été initiée en 2002, par Gérard Defois, prédécesseur de Laurent Ulrich, on met en avant une chose : la toute récente reconnaissance d'un style, le néogothique cher au XIXe siècle qui en a largement usé (et parfois abusé, convenons-en). Historien de la cathédrale et archiviste du diocèse, Frédéric Vienne se souvient d'un article de La Voix du Nord au titre un peu provocateur paru dans les années soixante : «Va-t-on détruire la cathédrale ?» Entre le début d'un chantier passablement laborieux entamé au milieu des années 1850 dans une certaine forme d'exaltation mystico-constructiviste - bâtir une cathédrale en pleine Révolution industrielle ! - et aujour-d'hui, les jugements portés sur l'architecture du XIXe comme du XXe siècles ont considérablement évolué, souligne Jacques Philippon, conservateur régional des Monuments historiques.
«Depuis une vingtaine d'années, on reconnaît au style néogothique des qualités, en ne le prenant plus seulement comme une imitation ou un pastiche.» De fait, une fois assurée de l'état sanitaire du bâtiment, la commission prend en compte des critères esthétiques mais aussi historiques et archéologiques.
Ici, les spécialistes du patrimoine mettent en avant la qualité du style choisi à l'époque par les concepteurs et les architectes - «un optimisme architectural aux accents industriels», souligne Didier Joseph-François, président de Renaissance du Lille ancien et professeur d'architecture -, mais aussi l'intérêt patrimonial de l'ensemble du quartier : la cathédrale a été bâtie sur le site de l'ancienne motte féodale, là où s'élevait le tout premier château de Lille avant l'an 1000, non loin du site de l'ancienne collégiale Saint-Pierre détruite à la Révolution (et dont il ne reste aujour-d'hui qu'une crypte bien désolée sous le palais de justice).
Architecte et artistes vivants
Toutes bonnes raisons pour lesquelles cette protection concerne la cathédrale mais aussi les abords, y compris le très controversé campanile en briques, élevé au début du XXe siècle. Enfin, elle prend en compte également la façade conçue par l'architecte lillois Pierre-Louis Carlier et terminée en 1999 avec la rosace de Kijno, la structure métallique de Peter Rice (qui a causé quelques frayeurs il y a trois ans) et le portail de Jeanclos.
Un architecte et des artistes vivants qui ont l'honneur de voir leur oeuvre ainsi reconnue et protégée : le fait est rarissime. •
Publié par
histoiresdunord
à
07:39
0
commentaires
mardi 16 décembre 2008
en hommage aux marsouins et autres bigors
Mon amant de la Coloniale (Edith Piaf)
Refrain (1 et 2)
C’était un gars, de la Coloniale
Il avait là, partant du front
Et descendant jusqu’au menton
Une cicatrice en diagonale
Des cheveux noirs, des yeux tous pâles
La peau brûlée par le soleil
J’en ai plus jamais vu pareil
A, mon amant de la Coloniale
Refrain (3)
C’était un gars, de la Coloniale
Il avait là, partant du front
Et descendant jusqu’au menton
Une cicatrice en diagonale
Des cheveux noirs, des yeux tous pâles
La peau brûlée par le soleil
J’en ai plus jamais vu pareil
Il est parti vers le soleil
A, mon amant de la Coloniale
Couplet I
Il était fort, et puis si tendre
Dés notre première nuit
Je sentais que je ne pourrai plus me reprendre
ET ? que pour toujours, j’étais à lui
Publié par
histoiresdunord
à
09:10
0
commentaires
8 octobre 1917 : quand Dunkerque demandait plus de protection face à l'ennemi
M. le maire donne lecture au conseil municipal de la requête ci-après remise à M. Painlevé, Président du conseil, ministre de la guerre, au nom des maires de la région par M. Terquem, maire de Dunkerque.
« Dunkerque, le 8 octobre 1917
« Monsieur Painlevé,
Président du Conseil, Ministre de la guerre,
Paris
Monsieur le Président,
Les mandataires de la région de Dunkerque qui vous présentent ce document et viennent faire un pressant appel au Gouvernement pour être mieux défendus, n’agissent pas dans un intérêt particulier, égoïste, demandant plus pour eux que pour toute autre partie du territoire national ; ils ont conscience qu’ils représentent une partie du patrimoine de la France, partie à laquelle le labeur, le courage obstiné, la confiance indéfectible des populations dans les destinées du pays ont donné une valeur exceptionnelle.
Qu’une région industrielle et commerciale comme la nôtre doit être efficacement défendue et protégée,
Et sollicite afin de rendre la vitalité au pays que l’on accorde dans la mesure compatible avec la défense nationale le plus de sursis possible aux hommes des vieilles classes mobilisées des différentes professions."
Publié par
histoiresdunord
à
09:09
0
commentaires

