mercredi 22 août 2007


La plaque, inspirée de la Renaissance italienne, est faite de deux pilastres ornés de panoplies. Soutenant un tympan semi-circulaire d'où surgit un chevalier tout armé, portant l'étendard de Brabant Limbourg. En dessous, sur l'entablement, on lit Pro paris et fois. A droite et à gauche, l'écusson de Bruxelles et celui du Brabant. Le centre comporte trois bas-reliefs superposés. Ils racontent deux épisodes glorieux de l'histoire de Bruxelles auxquels le nom de ‘t Serclas est intimement lié.

Le premier bas-relief se rapporte à la reprise de Bruxelles par 't Serclas. A la mort de Jean III, survenue le 5 décembre 1355. sa fille aînée Jeanne, épouse de Wenceslas de Luxembourg. succéda au trône de Brabant.
La succession paternelle lui fut disputée par le comte de Flandre, Louis de Male, qui avait épousé une deuxième fille de Jean III. Ce compétiteur envahit le duché, s’empara de Bruxelles et planta son étendard sur la maison de l'Etoile. Cependant, dans la nuit du 24 octobre 1356, Everard ‘t Serclaes escalada les murs de la ville, se porta à la Grand-Place, arracha l'étendard de Louis de Male et le remplaça par celui des ducs de Brabant. En dessous de ce bas-relief, on lit ces fières paroles : Met hand en tand voor stad en land.

Grâce à ce coup de main,la ville était reprise et Jeanne et Wenceslas firent leur entrée à Bruxelles. C'est cette solennité qui est figurée sur le second bas-relief. En dessous, on lit le cri de guerre des ducs: Le Brabant au riche duc

Enfin, le troisième bas-relief se rapporte à la destruction du château de Gaesbeck par les bruxellois en 1388. Everard 't Serclaes, ayant défendu les droits de la cité contre les prétentions injustes du sire de Gaesbeek, fut assailli près de Lennick-Saint-Quentin par 2 émissaires de ce seigneur qui le blessèrent mortellement et lui arrachèrent la langue.
't Serclaes fut transporté mourant en ville et déposé à la maison de l'Etoile, qui était le siège de l'amman de Bruxelles, justicier du duc.
Le peuple furieux alla faire aussitôt le siège du château de Gaesbeek qu'il incendia. On raconte que les Bruxellois s'étaient munis de force victuailles, parmi lesquelles de nombreux et gros poulets de Bruxelles, ce qui leur valut le sobriquet de kiekefreitters (mangeurs de poulets). Ce détail est rappelé sur le bas-relief, à droite, par une femme qui tire d'un panier une superbe volaille. Les culots qui soutiennent les pilastres y font également allusion: à gauche, un marmiton serrant un poulet mis en broche; à droite, un gai luron tenant une cannette sur laquelle on lit kiekefretters.

Au bas du monument gît le corps mutilé d'Everard 't Serclaes. Sur la base, on lit Ebehardo t' Serclaes liberatori patriae. L'écusson du héros populaire et des guirlandes de fleurs et de fruits achèvent l'ornementation de ce superbe bas-relief.

Sur le socle du pilastre de droite, on rappelle le double épisode que nous venons de narrer- Le 24 octobre 1356, Everard 't Serciaes, par un hardi coup de main, chasse les soldats étrangers qui occupaient Bruxelles. - Après avoir été cinq fois échevin de sa ville natale, il mourut le 31 mars 1388, lâchement assassiné pour avoir défendu les droits de la cité.
Sur le socle du pilastre de gauche on a inscrit ces mots: Le 6 juin 1898, le Conseil communal de Bruxelles a chargé le sculpteur Jurien Dillens d'édifier ce monument en honneur d'Everard 't Serclaes, échevin.

En dessous, dans un cartel, on lit deux dates: 1320 (?) et 1388. La première est la date présumée de la naissance de 't Serclaes,l'autre est la date de son assassinat .
Pour aller plus loin: http://www.eurobru.com/

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