samedi 26 mai 2007

Couverte de chaînes, prisonnière d'une cage dorée... La lumière l'habille comme une étoffe trop légère pour ne pas susciter d'envie... De là naît une pensée figace: l'artiste s'est il inspiré d'un modèle ou celle-ci a-t-elle été magnifiée? Dans les deux cas, on se surprend à espérer un jour croiser celle qui a prêté ses formes pour le délicat exercice de style...

Courbes délicates unies à la douce chaleur des joyaux, le regard ne sait quitter la vitrine. Et c'est avec regret que l'on quitte l'endroit, tête pleine d'envies et d'idées... mais mains vides d'étreintes impossibles...

vendredi 25 mai 2007

La sortie du Wikainde: OSTENDE A L'ANCRE

BELGIQUE
Flibustiers ou marins d’eau douce tous à Ostende à l’ancre !

Ostende à l’Ancre ! Cent vingt de bateaux, navires, voiliers traditionnels tous âgés de plus de quarante ans, sont rassemblés jusqu’au 28 mai inclus dans cette « ville à la mer » pour le plus grand événement maritime de la mer du Nord. Un spectacle gratuit à déguster en famille.Sous la conduite de Tintin, symbole national belge dont le père, Hergé, est né il y a cent ans, flibustiers et marins d’eau douce vont découvrir, en compagnie du Capitaine Haddock, les aspects maritime de la bande dessinée : du cargo Karaboudjan du Crabe aux Pinces d’or au simple canot que Tintin utilise pour aborder l’Ile Noire, de la frégate La Licorne au sous-marin en forme de requin du Professeur Tournesol. Un pavillon installé place de la gare rassemblera tous ces clins d’oeil à l’univers maritime d’Hergé.


Quant au grand rassemblement des bateaux et navires traditionnels (de la Mer du Nord mais aussi des embouchures de la Meuse et de la Tamise), il donnera à voir ce qui se fait de plus imposant (comme le Belem ou l’Irlandais Jeanie Johnson) mais aussi quelques petits bijoux d’architecture marine : frégate anglaise Atlantis, chasseur Cattistock, ketch bermudien Zénobe Gramme… Par ailleurs, les bassins ostendais accueilleront aussi des fonds-plats, des coques-rondes, des bateaux de servitude, quelques rares remorqueurs de l’entre-deux guerres, des bateaux-phares… autant de curiosités battant pavillon français, belge, néerlandais et Anglais.Arrivés dès hier après-midi et encore ce matin à partir de 7 h, ces bateaux resteront visibles jusque lundi 28 mai tandis que chaque soir à partir de 20 h, des groupes folks et des orchestre de rue animeront les rues et les terrasses.Certains navires prennent régulièrement le large avec des passagers depuis les quais attribués aux bateaux de croisières ou du quai Winston Churchill. Vous trouverez notamment le Royal North Sea Yacht Club, les pilotes d’Ostende. Les autres navires partent de la première partie du Mercatordock mais pour cela, il faudra impérativement réserver. (info et inscription : www.oostendevooranker.be).
Sur la place Saint-Pierre et Paul vous trouverez le Boat Jumple et un marché de babioles à caractère maritime. La place de la gare reste l’épicentre de l’événement. Vous y trouverez le bureau d’information pour visiteurs et découvrirez des échoppes avec des artisans de la mer ou des organisations pour la défense du monde marin. Les participants viennent d’horizons différents : Flandre, Irlande, Royaume Uni et du nord de la France.Un beau rassemblement pour les amoureux de la mer et les rêveurs… •


L’ensemble de l’événement est concentré aux abords de la magnifique gare d’Ostende. Nombreux parkings en arrivant et navettes pour rejoindre la ville.
in LA VOIX DU NORD, édition régionale du vendredi 25 mai 2007


Pour en avoir un avant-goût, voir les photos du jeudi 24 mai sur HISTOIRES DU NORD

jeudi 24 mai 2007

"Back to the belgian riviera"

Cohabitation devenue naturelle, les uns sont nourris pas les autres; entre hommes et mouettes s'établit une symbiose.

duel balnéaire

Entre les deux immeubles, le choc visuel est violent, les sens sont interpellés. Deux mondes, deux époques se confrontent, s'affrontent, se toisent dans une collision où les sens sont mis à l'épreuve.


Ostende, curieuse cité où les architectes qui se sont succédé ont tenté toutes les expériences.

Rencontre en bord de mer


Déjà la plage d'Ostende prend un air estival...

Ostende à l'ancre... Plus que 2 jours avant de commencer la fête...

De samedi prochain au soir du lundi de Pentecôte, Ostende s'apprête à revivre l'aventure des vieux gréements. Déjà les voiles blanchent sont sur la mer et les fières nefs passent les jetées sous les regards envieux des badauds. Ostende à l'ancre, un rendez-vous pour les amoureux de la mer, des navires vivants faits de bois qui craquent sous la houle, qui avalent les vagues et qui demandent subtilité et force pour les manoeuvres... A quand la visite des coureurs des mers, des laboureurs de l'ocean à Dunkerque pour rappeler les riches heures des armateurs et des marins? Quand proposera-t-on que, dans les bassins de la cité de Jean Bart, des navires vénérables viennent tenir compagnie à la Duchesse Anne et à la Princess Elizabeth?

Au fond, quelques jours abrités dans le havre d'Ostende, ce n'est pas une épreuve impossible à surmonter.

Coques serrées les unes aux autres, bords à bords...

Belle et nue, penchée sur les flots pour mieux les apprivoiser, elle s'offre humblement aux dieux marins.

La poitrine découverte, les seins fouettés par les embruns, la naïade parcourt les mers en toute liberté...

Couleurs vives et formes naïves pour la décoration du gouvernail d'étambot de ce vieux gréement.

Venu d'Amsterdam, le voilier s'invite à la fête...

Jeu des formes et des couleurs dans lequel les reflets ont un rôle capital en soulignant la pureté des lignes des carènes.

Comme une image surgie du passé, amarrés à couple, ils prennent du repos avant les jours d'affluence.

Et l'on sort le grand pavois, l'heure de la fête approche...

Prendre un peu de temps

Au terme d'une journée bien remplie, sous un ciel d'azur profond, avec un soleil éclatant... Une journée qui vient enfin éclaircir nos villes écrasées de grisaille et de brumes, il faut se garder un peu de temps pour souffler, regarder l'eau qui coule et brille comme myriade de diamants et réflechir quelques instants aux évènements qui ponctuent sa vie... et dresser un bilan qui n'est pas toujours réjouissant. On aimerait parfois être comme cette eau, qui passe, tombe et renaît sous une autre forme, qui est indispensable et pourtant si discrète que personne ne se soucie d'elle et pourtant que l'on espère éternellement présente tant elle manque à nos vies quand elle s'absente.

Peu farouche, elle offre sa nudité

Telle Astarté, elle exhibe sa beauté dans toute la candeur de sa nudité et se mire sans relâche en son miroir, comme si la vanité d'un corps parfait et d'un visage angélique suffisait à la faire exister et lui offrir une semblant de vie et un gage d'éternité. D'un geste gracieux, elle déplie le drapé de l'étoffe sans même penser cacher ses seins aux regards des passants, touchés par les courbes parfaites qu'elle leur soumet.


Comme si la Justice versait des larmes sur la colère et les lâchetés des hommes.

Tristesse incommensurable du souvenir des années noires de la Grande Guerre porté par les murs de Furnes...

comme une supplique adressée au ciel...

Il porte le ciel...

... par la volonté du peuple et des Echevins de Furnes...

Le Lion de Flandre, gardien de cette terre noble, pêtri d'honneur et fier de sa force, assure le guet pour les Furnois.

Vestige glorieux du passé, le vénérable beffroi monte toujours la garde sur la grand place.

Le beffroi furnois se reflète dans les vitraux de sainte-Walburge, comme une jolie femme qui aime se mirer dans un miroir et qui s'étonne que le temps n'ait pas de prise sur elle, lui gardant des formes exceptionnelles malgré les ans qui s'accumulent.

Bijd voor ons


Le beffroi de Furnes exhibe ses figures grimaçantes comme un défi aux autorités seigneuriales et ecclésiastiques.

Bientôt la nuit recouvrira Furnes, le soleil salue une dernière fois la ville avant de revenir au lendemain.

Egarée et finalement assez loin de la mer, elle profite de la générosité des passants qui lui offrent leurs restes.

En toute liberté, elle traverse la grand place de Furnes, indifférente aux hommes collés au sol...

Flandre éternelle


mercredi 23 mai 2007

De quoi se décomplexer totalement

Sérieusement, j'ai reçu cet ensemble de textes d'un de mes lecteurs et je ne peux résister au plaisir de le partager avec vous. Pourquoi? Parce que nous avons tous été un jour confronté à la saillie verbale d'un "gros mot", d'un juron, d'une insulte... et que l'on ne peut pas toujours se réfugier derrière l'excuse d'une éventuel syndrome Gilles de la Tourette. Alors c'est vrai, je vous l'accorde, ce n'est pas très régional comme article mais bon, certains lecteurs y trouveront peut-être un intérêt littéraire ou autre... et de prendre d'autant plus de plaisir à éructer une bonne grossierté maintenant qu'ils ont une explication universitaire à disposition!

Promis, je ne lancerai pas de concours de la plus belle saillie verbale sur ces pages...


* * *
Selon Gilles Guilleron, professeur de lettres et auteur, dire «bordel de merde» est aussi une forme de plaisir.
«Il y a une propriété purgative du gros mot»
Par Emmanuèle PEYRET

«Bordel à queue» ? «Morue vérolée ? «Putain de charogne ? » Ouuuuuh que ça fait du bien de les voir écrits, de temps en temps, ces «gros mots», dans une société ravagée par le politiquement correct et la langue de bois. A la mode, l'insulte ? En tout cas très présente (et on ne parle même pas des affaires de «racaille»).

Après un colloque organisé sur le sujet en mars 2007 à Paris XIII (1), Gilles Guilleron, prof de lettres et auteur du Bac français pour les nuls , sort un Petit livre des gros mots (First éditions), réjouissant abécédaire d'«abruti» à «zonard» en passant par «enflure». Certes, en 146 pages, le bref ouvrage ne couvre pas toute la richesse de la langue verte et effleure brièvement l'immensité de la langue de San Antonio. Mais il permet de pressentir la fonction essentielle de l'injure : «constituer un espace linguistique préservé» dans la liberté et la violence verbale.
Tout le monde, de l'homme politique à l'ado, vous et moi, est passé dans cet espace finalement indispensable. Dire ou prononcer certains mots (notamment les gros mots sexuels, omniprésents), c'est provoquer une petite explosion (saine et jouissive) dans la norme. C'est aussi mettre en avant la puissance évocatrice des mots. «Maison de tolérance, matière fécale !» est totalement sans effet à côté de sa version grossière : «Bordel de merde !»


Une bon Dieu d'interview.
Pourquoi un livre sur les insultes ?
Par intérêt personnel pour les pratiques à «la marge» du langage : de ce point de vue, l'insulte, comme la poésie, représente un usage et un écart fortement individualisés de la langue de la «tribu». Autrement dit : Dis-moi comment tu injuries, je te dirai qui tu es/hais. Ensuite, il y a le plaisir d'explorer un domaine où l'excès, l'outrance, l'obscène se mêlent à l'imagination, à la surprise, à l'invention. L'insulte, le gros mot, le juron rendent compte d'une transgression qui s'impose malgré les codes, les interdits, les sanctions. Tout le monde connaît et use plus ou moins de ces gros mots pour lesquels n'existent aucune méthode, aucun cours, aucune reconnaissance. Cette activité langagière est pourtant une constante. L'apprentissage de la langue s'accompagne toujours de la transmission de gros mots.
Quelles nuances entre gros mot, juron et insulte ?
Le gros mot est une expression grossière, crue, obscène, scatologique, qui offense la pudeur, s'affranchit des codes de politesse et de bienséance (le registre sexuel est le plus abondant). Par exemple, tout le monde s'accorde à dire (ou justement ne pas dire) que «bite», «couilles», «enculé» sont de vrais gros mots. Le juron, lui, permet à l'origine de... jurer. C'est-à-dire de prononcer le nom de Dieu dans des formules blasphématoires comme «nom de Dieu», «bordel de Dieu». L'insulte, elle, vise à outrager, à déstabiliser quelqu'un. Sa connotation agressive est très marquée : «abruti», «connard», «enflure», «fouille-merde» donnent une représentation dégradée de l'autre ; ce n'est pas pour rien que l'on dit que les mots peuvent blesser.
Quelle fonction ont ces mots ?
C'est souvent par l'apprentissage et la pratique des gros mots que l'enfant transgresse ses premiers tabous et découvre l'usage de la liberté : les cours des écoles maternelles sont des lieux privilégiés de transmission de cette poétique grossière. Il y a aussi une propriété purgative du gros mot, du juron et de l'insulte ; son énonciation traduit une tension et un soulagement plus ou moins intense, voire une forme de plaisir. On observera enfin que les gros mots ne sont pas vraiment des marqueurs sociaux, mais au contraire des éléments linguistiques transversaux : quel que soit le milieu, un «merde», «connard», ou «enculé» a droit de cité et signifie la même chose.

(1) Outrages, insultes, blasphèmes et injures : Violence du langage et police du discours, organisé par le Centre d'études et de recherches administratives et politiques (Cerap).

PUTAIN QUE C' EST BON !
Quelquefois , pas toujours , il est bon en effet de dire ou d'écrire des mots que l'on pense incorrects. Un grand merci à Emmanuelle PEYRET de nous en donner l'occasion en évoquant Gilles GUILLERON , ce professeur de lettres et néanmoins auteur pour qui le gros mot à une propriété purgative et qui ne se trompe pas ....le "caca boudin " de l'enfance se transforme bien vite en "gros tas de merde '... On se purge , on se purge ! Avec l'age , "bite" , " couilles " , restent - ils de vrais gros mots ? Et "enculé " ? Quant a " abruti ", " connard " et "enflures " , s'ils sont des gros mots , n'en sont pas moins des mots qui , bien employés , expriment la triste réalité de certains . Reste le maitre mot "CON ", qui touche plus que d 'autres et qui ne devrait pas parce que c'est tellemenr beau un con ! Ecoutez Sire de CHAMBLEY en parler ! .
" Source vénérienne ou vont boire les males
Fissure de Porphyre ou frise un brun gazon
Qui , fin comme duvet , chaud comme une toison
Moutonne dans un bain de senteurs animales '


Le professeur a encore raison quand il parle de la fonction poétique du gros mot ! Mais je m'égare un peu ...Je revient donc à votre " bon dieu d' article " pour dire avec vous que tous les mots , maigres et gros ont drroit de cité . N'est-on pas en République " doux Jésus , bordel de merde " ? OUF , ça fait du bien .

Bordel à cul de charette à bras! Qu'est ce que c'est que cet article qui prône la malpolitesse!?

Paradoxalement, c'est en lisant la version "francaise" de gros mots que j'ai eclate de rire! "Maison de tolerance, matiere fecale" est assez surprenant. Cela me rappelle le mot "embrayage" (pour: pedale de gauche) du temps de Mitterand. Il y a aussi: "je vous conseille d'aller rendre visite aux habitants du Peloponese", pour "va t'faire voir chez les Grecs", ou plus simplement "va t'faire enc..."


Abécédaire d'expressions grossières
Elles viennent du Midi, de l'arabe ou de l'Antiquité. A déguster sans faire la fine bouche.
Par Emmanuèle PEYRET

Quelques propositions extraites du Petit Livre des gros mots de Gilles Guilleron, pour enrichir un peu les longues soirées d'été.

Avorton
Le mot est construit à partir du verbe latin abortare, «avorter». Si le terme désignait autrefois un enfant mal développé, c'est vraiment moche aujourd'hui d'afficher son mépris envers les personnes de taille différente. En variante, on trouve «nabot», «demi-portion». En registre soutenu, l'exquis «Hercule de solderie» .
Bâtard
L'origine est incertaine, l'auteur retient pourtant celle du germain bansti , «grange», donc né dans une grange, ou de «bât», conçu sur le bât. Le terme désigne évidemment quelqu'un conçu dans le péché, puis un être souffrant d'un manque d'éducation flagrant. De nos jours, il retrouve une seconde jeunesse, utilisé en alternance avec «bouffon», notamment. Dire «bâtard de ta race», par exemple.
Charogne
Du latin populaire, «chair de cadavre». Même si le mot est entré en poésie avec Baudelaire dans les Fleurs du mal, le terme suggère un mépris doublé d'un dégoût assez vif, voire un écoeurement total. En variante, on trouve «ordure», «pourriture», «raclure». Le registre courant suggère «ignoble personne», «sale type». En breton, on dit gagn.
Enflure
Du latin, décidément riche, inflare , «souffler dans». Une augmentation de volume est anormale lorsqu'elle concerne une partie du corps, elle n'est pas normale non plus quand elle devient une injure, désignant un individu prétentieux et vaniteux, boursouflé de lui-même. Voir «salaud», «crapule».
Fada
D'origine provençale probablement, signifie «fée». Un coup de baguette magique peut assommer au point de rendre fou ou de faire en partie perdre la raison. L'insulte permet d'expliquer les paroles ou les actes incompréhensibles d'un individu. On a également «cinglé», «maboul», «dérangé», «fou», «a pété les plombs», etc.
Gredin
Du néerlandais greich . Souvent, c'est après coup que le gredin est démasqué et nommé comme tel. L'injure vient ponctuer la découverte d'un comportement malhonnête. On peut dire aussi «escroc», «fumier», «ordure», «bandit», «voyou».
Ka'cher
Ne pas confondre, cela signifie «chieur» en breton. Ajoutons le formidable laouenn dar, «cloporte», ou Mab ar c'hast, «fils de pute», ou encore Skider, «morveux», et on a de quoi tenir quelques soirées.
Maboul
De l'arabe mahbûl , «fou». Un terme exotique qui vient jusqu'à nous avec l'armée d'Afrique au XIXe. Se dit de quelqu'un dont le comportement s'éloigne de la normalité habituelle. Un peu ça va, c'est un grain, beaucoup maboul, c'est plus embêtant. On peut envisager «siphonné», «dingue», «déjanté».
Penchinet
Dans le Midi de la France, il y a le pastis, les cigales, et quelques injures pittoresques, dont celle-ci qui veut dire «individu qui se la pète». A rapprocher de «casse-berles» (casse-couilles), «rapaton» (racaille), «bigasse» (grande gueule), etc. «Bantariol» ? «Frimeur». Rien ne remplacera jamais le Sud. Sinon la Bretagne, peut-être.
Sagouin
Du portugais sagui, soit un petit singe d'Amérique du Sud. En joyeux, c'est un ouistiti, gai et espiègle ; en moins marrant, c'est quelqu'un qui travaille en dépit du bon sens. Une injure qui ramène son destinataire à un stade inférieur de l'évolution des espèces.

Pour les friands de gros mots et autres finesses du langage, qu’il faut dompter dans toutes ses formes expressives, Robert EDOUARD a conçu dans le passé un « Dictionnaire des injures ». Il sera d’un régal et d’un secours sans faille pour compléter des lacunes. Mais comme un dictionnaire s’avère impuissant tout seul, Robert EDOUARD a conçu dans sa grande sagesse un « Traité d’injurologie » qui nous apprend QUAND il est approprié d’utiliser ces mots. Sinon ils perdent de leur force et on se retrouve hors sujet !!!

lundi 21 mai 2007

science: peut-on mourir de rire?

Il peut être contagieux, jaune, fou, conduire aux larmes ou soigner. Pourtant, on dit aussi qu'il fait mourir. Le rire est une drôle de chose. Des générations et des générations de linguistes et de lexicographes ont tenté d'en donner une définition concise satisfaisante. Avec plus ou moins de bonheur. « Exprimer la gaieté par l'expression du visage, par certains mouvements de la bouche et des muscles faciaux, accompagnés d'expirations saccadées plus ou moins bruyantes », nous dit Le Petit Robert. Difficile de parler plus tristement du rire (ce n'est pas spécial à ce dictionnaire).


Le rire est une émotion. À ce titre, il est commandé à la fois par le cerveau conscient (par l'hémisphère cérébral droit) et par le cerveau inconscient. Ce qui explique, d'une part, que tout le monde ne rit pas des mêmes choses et, d'autre part, que le rire est parfois incontrôlable et communicatif.


Il mobilise un grand nombre de muscles : ceux du visage, du larynx, les muscles respiratoires et le diaphragme, jusqu'à la musculature de la ceinture abdominale et celle des membres. Les petits muscles du visage - dont les célèbres zygomatiques, mais aussi les frontaux, les temporaux tout comme ceux des lèvres et des paupières - se contractent. Les coins de la bouche et ceux des paupières se déplacent vers le haut. Le sourire apparaît. Dans le même temps, les muscles des mâchoires se relâchent et les cordes vocales et les muscles du larynx se préparent aux « vocalises » du rire. Celles-ci vont débuter quand le diaphragme va entamer une suite de contractions courtes et fortes, entrecoupées de profondes inspirations. Les muscles respiratoires de la cage thoracique accompagnent le mouvement.


Le rire est comme une onde qui soulève l'eau immobile dans laquelle on a jeté une pierre et s'étend de proche en proche. Elle va finalement concerner le corps tout entier et l'ensemble de la musculature. Les épaules se secouent, la tête dodeline, les mains se détendent et peuvent aller jusqu'à s'ouvrir et à laisser tomber ce qu'elles tenaient. Les jambes peuvent également faire faux bond, obligeant la personne qui rit à s'asseoir.


Autre conséquence du rire, le rythme cardiaque, qui a d'abord augmenté, va baisser durablement. Les artères et les vaisseaux se dilatent et la pression artérielle diminue. Les bronches s'ouvrent plus largement et la ventilation pulmonaire augmente. C'est de là que viennent les effets bénéfiques du rire. Certains vont même jusqu'à comparer une bonne séance de rigolade à une séance de jogging.


Parallèlement à ces effets « mécaniques », le plaisir qu'ap-porte le rire va avoir des conséquences cérébrales. Il va permettre la libération d'endorphines cérébrales en stimulant la production de catécholamines. Tout le corps et ses fonctions s'en trouvent ragaillardis. Le rire est bon à tout et pour tout. Pour l'appétit, le sommeil, les capacités intellectuelles... La thérapie par le rire a d'ailleurs ses adeptes et des résultats non négligeables dans de nombreuses situations, individuelles ou collectives, dans le cadre hospitalier, dans celui de maisons de retraite, dans celui d'entreprises, etc. Et les cas de décès suite à des rires ou des fous rires sont extrêmement rares et peu documentés. Le rire est un nain, pour ne pas dire un nul, dans la liste des causes de mortalité.


« Pour ce que rire est le propre de l'homme », a écrit Rabelais, soulignant ainsi qu'une journée sans rire est une journée perdue pour présenter son Gargantua et avant que Henri Bergson ne fasse du rire une composante essentielle de la nature humaine par opposition à la nature animale. Mais nous savons maintenant que certains animaux peuvent rire. Ainsi, des rongeurs convenablement chatouillés émettraient des sons, à nos oreilles inaudibles, mais tout à fait caractéristiques du rire. C'est-à-dire du phénomène « mécanique » du rire. C'est donc l'humour, et non le rire, qui restera le propre de l'homme. Mais de quel homme ?


in LE FIGARO, HISTOIRES DE SAVOIR. La chronique de Jean-Luc Nothias, publié sur le site http://www.lefigaro.fr le 16 mai 2007

AMHA, cet article est indispensable pour ceux qui aiment rire, à eux de le faire connaître aux pisse-vinaigre qui interdisent que l'on rigole un bon coup, les politiquement corrects qui imaginent que c'est contre-productif ou attentatoire à l'image de l'emploi ou de l'établissement (j'ai des noms mais par charité, je ne les livrerai pas !)

samedi 19 mai 2007

Lille ou l'humiliation permanente d'un occupant orgueilleux, fier d'avoir soumis la capitale des Flandres, la ville-atelier grouillante de vie mais corsetée par ses remparts emprisonnant ses habitants obligés de voir sans cesse défiler ses vainqueurs.

Dans le petit matin, sur une place déserte, l'homme n'attend rien ni personne, tout juste perçoit-il le vol des pigeons qui colonisent les lieux, quémandant quelques miettes. Cigarette terminée, il repartira sur ses chemins de solitude.

Au dessus de l'entrée du collège Lamartine, encadré de cheveux, un visage angélique à la moue moqueuse accueille l'étudiant.

Curieux regard que ce géant qui semble pris dans les glaces.

Magie des formes inattendues, modelées par la puissance du jet et du vent, jouant avec la lumière comme le cristal.

Et l'eau jaillit telle une source claire...

vendredi 18 mai 2007

A la frontière entre Fort-Mardyck et Saint-Pol-sur-Mer, un pont barrait le sas de l'écluse Jean Bart, construite en 1715 et ruinée en 1717 en présence du Tsar Pierre Ier de Russie. Les anglais poursuivaient Dunkerque de leur haine. Seul passage pratiquable entre les deux cités, il finit par disparaitre. N'en subsistent plus que les assises sur les murs de l'écluse cachées sous l'autopont. Pour les voir, une seule solution, suivre les quais après être descendu dans le Parc Jacobsen.

Voiles sur la mer, les pécheurs cinglent vers les bancs de Flandre saluant au passage le vieux feu de Saint-Pol qui veille sur l'entrée du chenal.

C'est pas si loin

Fin des années 70, début des années 80, la Place Charles Valentin n'avait pas encore été refaite avec ces fameux pavés qui glissent à la première pluie et qui, quand il fait sec, donnent toujours l'impression de marcher dans une matière canine que l'on déteste pour se ficher entre les stries des semelles et l'hôtel communutaire n'avait pas encore été élevé sur le terre plein qui sépare le bassin de commerce de l'arrière-port. Souvenir pas si lointaine que l'on a toutefois tendance à voir s'enfuir des mémoires...

Le temps des retrouvailles

SAINT-POL-SUR-MER
Rencontre et retrouvailles, dimanche 20 mai, à la cité des Cheminots


Construite dans les années 20 par les Chemins de fer du Nord et devenue par la suite SNCF, la cité des cheminots approche les 90 ans. La vieille dame s’est depuis fait beaucoup de connaissances et d’amis qui auront plaisir à se retrouver dimanche à la salle des sports Roger-Byache pour évoquer leurs souvenirs.L’initiative de la rencontre est à mettre à l’actif de l’association présidée par Christian Croquelois, un enfant de la Cité, qui a créé les Amis de la cité des cheminots en janvier 2006 avec pour objectif d’organiser cette journée de rencontre et de retrouvailles des personnes qui, depuis 1920 et jusqu’à nos jours, ont habité ou fréquenté la cité des cheminots de Saint-Pol-sur-Mer.La manifestation qui se déroulera dimanche à partir de 10 h aura comme support une exposition de photographies relatant les divers moments qui ont émaillé la vie de la Cité. Plus de 200 de ces documents ont été réunis par Christian Croquelois.


Autant de petites « madeleines de Proust » qui n ourriront les discussions et réveilleront les souvenirs emmagasinés par plusieurs générations d’hommes, de femmes et d’enfants qui ont ou ont eu quelques attaches avec la Cité des Roses comme on l’appelait au temps où ses rosiers grimpants garnissaient ses haies et barrières de maisons.« Ces photos retracent des lieux, des moments forts, des animations, des festivités concernant les ducasses, le sport, les écoles, le centre aéré, la piscine, les communions, les commerces, le voisinage, le travail, le voisinage », explique le président de l’association. Elles permettront d’échanger des souvenirs et de renouer des amitiés. » L’école «Vancau» (Vancauwenberghe, auparavant en bois) où sont passés tous les enfants de la Cité, les bêtises faites à Saint-Gobain, les bonbons achetés à la "p’tite poste", les courses à l’économat, les heures passées à la piscine, la colo avec M. Clerginet ou l’abbé Pels, le foot à l’entente, le basket, le judo, l’athlétisme, la communion à l’église en bois, les cours de débrouillage, la salle des fêtes avec ses spectacles, son cinéma et ses repas de noces… feront partie de ces souvenirs que chacun pourra évoquer avec tendresse et nostalgie. Une façon de réunir toutes les générations et de partager avec les plus jeunes l’héritage d’une cité qui fonctionnait comme un véritable village dans la ville sous le regard de son propre conseil de cité. •


Journée de rencontre et de retrouvailles organisée par les Amis de la cité des cheminots et l’association d’animation du quartier des cheminots et de défense des locataires avec le concours de la ville, ce dimanche à la salle des sports de la cité à partir de 10 h.

In LA VOIX DU NORD, édition de Dunkerque du 18 mai 2007

Le temps du souvenir

SECONDE GUERRE MONDIALE
Neuvième journée « Mémoire » à Camiers.
– À 11 h 30, ce matin, en présence de deux cents lycéens (d’Oignies, Boulogne-sur-Mer, Étaples, Montreuil, Calais, Fruges et Mouscron), de nombreuses personnalités françaises et belges et de rescapés des camps de concentration et d’extermination, sera dévoilée une plaque sur la gare de Camiers (près du Touquet) en mémoire de 2 252 Juifs belges travaillant au mur de l’Atlantique. 1 831 d’entre eux, après leur passage dans les camps de travail forcé de Dannes et Camiers, furent ensuite déportés en octobre 1942 vers Auschwitz pour y être gazés.
Il s’agit de la neuvième édition de la journée académique « Mémoire » organisée chaque année par l’académie de Lille. Elle se poursuivra, dans la salle Sainte-Gabrielle de Camiers, par la visite de l’exposition « Mur de l’Atlantique sur la Côte d’Opale » mise à disposition par le centre de mémoire et d’histoire de La Coupole, puis, dans l’après-midi, par une cérémonie au cimetière de Dannes suivie d’une montée au mont Saint-Frieux tout proche, site important du mur de l’Atlantique.

In LA VOIX DU NORD, édition régionale du 18 mai 2007

jeudi 17 mai 2007

Faites passer l'info...


En passant par les Puces de l'Ascension de Dunkerque

Apparition fugace d'un passé révolu où les jouets étaient aussi des oeuvres d'art.

Suspendue dans le temps, plus rien n'a de prise sur elle.

Moment délicat où le mouvement se fige, la pose est prise et la grâce apparaît.

Poussez, poussez l'escarpolette...

Délicat visage, regard tendre, comme un doux souvenir surgi du passé...


Toujours droit, toujours strict, l'officier passe en revue la troupe des badauds qui défile devant lui

A chacun ses lectures!

Moment délicat mais libérateur.