jeudi 17 mai 2007

Des traits délicats, un teint éclatant, une chevelure flamboyante, il n'en faut pas plus pour s'attarder... et regretter de n'avoir jamais rencontré le modèle.

Moment galant où se souffle tourne court et le coeur bat plus fort...

Agenouillée au sommet d'une pendule, une vénus callypige se désintéresse de ce qui se passe autour d'elle.

Les années passent mais la vigueur reste.

Comme de fortunes de mer échouées sur la plage d'asphalte...

Après la pluie...

Instant de grâce dans le fatras du marché aux Puces de l'Ascension, l'apparition d'une Vierge est un moment privilégié.

Totus tuus?

Lascive, la belle semble pensive.


Le regard dans le vague, le sourire à peine esquissé, il est indifférent au temps qui passe.

Des chérubins entament une danse sous le regard des passants.

Délicat moment que rien ne vient troubler.

Pauvre Teddy Bear, abandonné pour être vendu après avoir tant consolé de chagrins et apaisé nombre de peurs enfantines... L'âge adulte est ingrât, oubliant vite, il est celui de la trahison.

Vert paradis des sourires enfantins qui se perdent à l'âge adulte...

comme la campagne

A croire Dunkerque abandonnée, livrée aux herbes folles qui transforme les paysages et les rues en un jardin luxuriant, en une jungle délirante.

A mes anciens élèves...

Bientôt le bac et les terminaux universitaires... compassion, forcément...

À Hazebrouck, exposition et défilé pour les soixante ans de Tisje-Tasje

Samedi et dimanche, la capitale de Flandre intérieure célébrera son géant, Tisje-Tasje, et ceux créés par Maurice Deschodt et son épouse Georgette Pattein.Rendez-vous samedi, à 11 h 30, au musée des Augustins pour l’inauguration de l’exposition retraçant d’abord l’oeuvre picturale de Maurice Deschodt et Georgette Pattein. Une salle rassemblera également le travail du couple sur les géants, qui a donné vie à une trentaine de héros magnanimes régionaux.Cette exposition sera aussi visible dimanche, jour du défilé anniversaire des soixante ans de Tisje-Tasje. Le montage des géants invités sera visible le matin. Le coup d’envoi du défilé sera donné vers 15 h. Les géants déambuleront et se rassembleront sur la Grand-place vers 16 h. •

In LA VOIX DU NORD, édition de Dunkerque du 17 mai 2005

Jardins en musique... J - 30

Des Jardins en Musique
Demandez votre invitation pour Des Jardins en Musique, organisé les 15, 16 et 17 juin 2007 dans les jardins du Centre Spirituel du Hautmont à Mouvaux. Contactez nous au 03 20 12 09 18 ou par email : artmateur@nordnet.fr


Découvrez la programmation Des Jardins en Musique, en visitant notre site internet : http://www.jardins-en-musique.com/


News aRtmateuR.eu 102, rue Guy Moquet - 59420 Mouvaux - Tél. 03 20 76 03 79

mercredi 16 mai 2007

A tire d'ailes...

Caché derrière les arbres du Parc de la Marine de Dunkerque, une relique se couvre de mousse, l'ultime survivant du PC allemand de la forteresse de Dunkerque. Celui qui lui faisait face a disparu dans les travaux du centre Marine, le troisième, entre les deux, parallèle à la rue a été pulvérisé dans le réaménagement du parc... Bientôt l'histoire récente s'effacera définitivement.

Un simple salut...

mardi 15 mai 2007

sic mundi gloria transit...

lundi 14 mai 2007

repos dominical en la bonne ville de Lille

Percée dans le rempart, la Porte Royale de la citadelle surprend le visiteur par le raffinement des lignes et le soin apporté à la construction. Vauban a bien gagné le pari d'en faire la plus belles de toutes. je suis fier d'y avoir servi comme tous les anciens du Royal des Vaisseaux d'ailleurs...

Comment oublier en passant sous la Porte Royale de la Reine des Citadelles que les lieux sont dédiés à la gloire du roi Louis et à celle de ses armées ?

Trop souvent oubliée, la Porte Dauphine n'a même pas été rénovée comme les autres portes lilloises... Il est vrai qu'elle est loin des chemins habituels de promenade et que la couleur du deuil lui va malgré elle puisque les condamnés au peloton d'éxécution de la Grande Guerre l'empruntaient pour aller mourir dans les fossées de la citadelle.

L'image est assez rare pour ne pas être montrée parce que la Porte Dauphine est rarement ouverte au public, une clé de voûte sculptée brise la monotonie de la brique disposée en coupole et - fait assez rare pour être signalé - n'est pas dédié à la gloire de Louis le Grand.

Inaccessible au public, l'Arsenal de la citadelle se regarde de loin au risque de laisser quelques détails inaperçus.

Renouer avec les fastes d'antan, la mythologie impériale et le decorum des guerres où l'éclat de l'uniforme disputait à la bravoure.

L'ancienne reine des batailles vient rendre visite à la plus belle des citadelles.

Présent à la Journée Portes Ouvertes de la "Reine des Citadelles", le 7e chasseur perpétue le souvenir de l'épopée napoléonienne.

Décidément, les modèles Ford ont bien changé en soixante ans...

Sur le pavé de la citadelle, un étrange équipage part en promenade. L'engin, rare, est restauré et amoureusement entretenu par son propriétaire, Didier Slock et l'Association de Véhicules Militaires de la Vallée de la Lys.

Salle de Sourdis, une maquette fait souvenir des grandes heures du Royal des Vaisseaux.

Jeu de cache-cache entre la grand'place et le beffroi de Cordonnier.

Depuis 1667, Lille est devenue une ville solaire et rares sont les endroits où l'on rappelle pas au passant que désormais l'on est sous la souveraineté française.

Solitude des grandes villes où l'indifférence est devenue la règle et où le monde des marges fait peur.

De l'extérieur, la Vieille Bourse est un écrin finement ciselé, une merveille de précision où règne le luxe de détails, la profusion qui sied au monument où se décidait la conduite ds affaires... La cour intérieure ne doit pas être négligée pour autant et ravit les yeux comme les âmes.

A force de passer rue nationale, artère vitale pour Lille, où l'on ne sait jamais où se garer, où même les trottoirs servent de parkings, on ne prête même plus attention au monument de Desrousseaux, le père du Petit Quinquin et où la tendre mère et l'enfant finalement assoupi sont finement cisélés dans la pierre blanche pour mieux conter encore la vie des ouvrières du textile lillois...

L'enfant s'est finalement endormi, bercé par des bras maternels en qui il a toute confiance, quelles que soient les avanies de la vie... Dans le coeur des enfants, un mère c'est une part de Dieu.

Toute la douceur du monde en un visage, en un regard...

Parfois, au coeur des quartiers anciens, quelques façades s'offrent au regard dans la splendeur de l'histoire passée dans leurs rues... en ayant échappé aux promoteurs et autres restaurateurs.

De loin, me servant du clocher comme point de repère au coeur du Vieux Lille, mes pas se portent au devant d'elle lorsque je m'aperçois que la porte est (enfin) ouverte. Reconvertie en espace culturel et non plus cultuel, enfin l'occasion m'était donnée de la visiter, ce que je n'avais même pas réussi en habitant plus de six ans dans la capitale des Flandres Françaises.

Sur l'autel de la Vierge de la Grosse Madeleine, une Annonciation conte tout le mystère de la foi et du don de soi.

Les Egyptiens pensaient que l'or était la chair des dieux, les chrétiens un messager pour matérialiser la foi.

Dans l'ombre de sa chapelle, le sépulcre n'est guère plus visité dans cette église du Vieux Lille fermée au culte et offerte au public comme lieu d'exposition.

Plus près de Dieu... Le baroque est un poème de formes exubérantes.

Eglise voulue par Vauban, la Grosse Madeleine est le reflet parfait du maniérisme baroque.

Agnus dei...

Le plan de la Grosse Madeleine déroute celui qui est peu habitué au baroque et aux églises à coupoles mais l'ambiance lumineuse dissipe les doutes.


L'histoire des vieilles demeures lilloises se teinte des légendes en rencontrant les quatre frères Aymon.