dimanche 13 mai 2007

Dans une vitrine, une poitrine d'albâtre, artificielle mais assez convaincante pour attirer le regard, offre l'opportunité d'une pause dans la promenade. Ca change des vieilles pierres... Offerte aux yeux des passants, elle me rappelle un peu des déesses de fertilité de mes lointains cours d'hisoire de l'art... Ceci dit, parfois les vitrines peuvent être surprenantes: quelques encablures plus loin, mon oeil est attiré par un mouvement entre deux mannequins, une vendeuse, blonde sylphide au regard limpide et aux courbes gracieuses, réagençait la présentation, lève les yeux, me gratifie d'un large sourire et, surpris par cette rencontre, me laisse coi... Pas même l'idée de lever l'appareil photo, interloqué par ce sourire gratuit et sans arrière-pensée... Cela devient tellement rare de nos jours! Peut-être un jour aurais-je l'occasion de lui tirer le portrait quoique cette opportunité me séduise moins, après tout, ne risquerais-je pas alors de gâcher le souvenir agréable d'un instant fugace et plaisant? Plus le temps passe et plus je réalise qu'il me serait difficile de demander à de "vraies gens" de poser pour moi... Peur dêtre déçu ou de ne savoir comment capter l'instant?

Selon vous, faudrait-il que je saute le pas?

2 commentaires:

Megane a dit…

quoi qu'on en dise, un souvenir ne se résume pas à une photographie mentale, il n'est pas figé sur du papier glacé mais palpite toujours dans l'instant où il a été capturé

histoiresdunord a dit…

Certainement, mais à force d'accumuler les souvenirs, on voit que certains s'abiment, d'autres s'enjolivent, parfois se perdent, se déforment. Tout est dans l'oeil et le coeur...