
Avec une infinie tendresse et beaucoup de regrets, je regarde souvent ce cliché de 2005. Au beau milieu du port historique, dans les agrandissements du XIXe siècle, le souvenir des activités passées perdure. Peu de bruit sur les quais mis à part quelques squatteurs dans les anciens chais, les quelques "artistes" qui peuplent l'entrepôt aux sucres amènent un peu d'animation, mais le travail portuaire n'est quasiment plus. Les bateaux sont de moins en moins nombreux dans cette partie du port, et les rares qui y viennent restent peu de temps. Les grues ont déserté les quais, remplacées par des grues mobiles autoportées. L'herbe folle et les arbustes envahissent l'espace déserté. C'est le devenir des friches industrielles qui est en question. Que faire de ces docks? Agrandir la ville, la dédier aux activités de nautisme de loisir, installer des micro-entreprises? Rien n'est simple dans une ville où l'évolution de l'urbanisme efface petit à petit les traces du monde du travail ancien (et obsolète) comme aux anciens Chantiers de France... D'un autre côté, fallait-il garder des ruines par nostalgie? Certes non, tant que l'on éprouve pas cette sensation d'abandon de certaines darses...
samedi 4 novembre 2006
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