lundi 24 octobre 2005

Derrière les hautes grilles, sur la partie haute de la ville, à quelques pas du coeur historique, les vastes et fières demeures bourgeoises se dressent vers le viel de l'Avesnois, s'abritant derrière d'épaisses haies et de lourdes grilles. Avesnes-sur-Helpe est au coeur d'un pays de bocage où l'on n'aime guère être vu, pour vivre heureux, l'on y vit caché...

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4 commentaires:

Wino a dit…

Pas vraiment, François : la haie du bocage ne sert pas à cacher les vaches, mais à les abriter du vent, et à permettre à l'herbe de pousser à l'abri : une architecture naturelle bioclimatique, en quelque sorte (pardon de rappeler une telle évidence !).
Quant aux haies des maisons bourgeoises avesnoises, elles sont rarement d'origine, au contraire : la grande maison bourgeoise devait se montrer, plus belle que la voisine, ce qui est a priori le sort de toute architecture. La preuve en est la grille qui la ceinture, et non pas un mur, comme on peut le voir ailleurs...
Quant aux haies, et à celle de la photo en particulier, elle me semble bien relever d'un des nombreux drames de la plantation contemporaine : une haie de tuyas...

François a dit…

autant pour moi, je viens d'un pays d'open-field mais je sais qu'à chaque fois que je viens à Avesnes, je vois toujours les rideaux derrière les haies bouger dès que je me gare. Quant aux tuyas, je suis tout à fait d'accord mais c'est comme le chiendent, j'ai l'impression que ça pousse dans tout...

Wino a dit…

Le thuya est je crois, l'arbre que les musulmans placent dans leurs cimétières, comme nous plaçons l'if dans les nôtres. Je pourrais dire : nous plaçions... Au cimétière de Wignehies, les ifs ont été remplacés il y a quelques années par des... thuyas.
Ernst Jünger en élevait un dans sa propriété de Wilflingen, en Souabe, sous abri, qu'il n'arrosait jamais, lequel se nourissait uniquement de l'air ambiant. Ce qui en dit long sur l'opportunité de l'implanter dans nos terres humides, a fortiori en lieu et place de nos ifs séculaires.
Quant aux rideaux qui s'entrebaillent, sans doute est-ce un réflexe ancestral, surtout si vous arriviez du sud (ce qui serait étonnant...) : c'est la route des invasions, la porte sud d'Avesnes portant le nom fort approrié de Porte de France...

Wino a dit…

Tuya, thuya : tellement "familier" que j'en écorchais l'orthographe (et vous aussi, familier de l'openfield et des wateringues...).