samedi 28 avril 2007

fashion victim?

La dernière vague n'est pas toujours la meilleure.

Attendre que la mer remonte!

Toutes voiles dehors.

Rien de moins que la liberté de voir s'ouvrir un vaste horizon devant soi.

... solitude ...

à bas les préjugés !


Pensez... agissez...

pour les non anglophones:
1 million et demi d'enfants meurent chaque année d'avoir bu de l'eau polluée

en passant par l'antique Sithiu

Sous les voûtes de la nef, à la croisée de transept, devant le maître-autel, une vision éclaire la place du christ, il est l'Alpha et l'Omega, et l'on voit au premier regard son début et sa fin...

rêves d'un sommeil éternel

A quoi rêve la gracile demoiselle, la jeune fille aux yeux clos, un sourire déposé sur ses levres pâles, la joue posée près de roses délicates auxquelles elle empreinte le teint. Le calme lui sied, elle est seule, enfermée dans un songe, dans un rêve sans fin, dans un sommeil éternel... Philomène, sainte et martyre, attend la dernière révélation.

C'est dans le transept de la cathédrale de saint-Omer que le Grand Dieu de Thérouanne a trouvé refuge après la destruction totale de l'antique evêché par les troupes de Charles Quint.

Une cathédrale, c'est un chantier perpétuel... La construction épuise des générations de tailleurs de pierre, de maçons, de charpentiers... puis les guerres auxquelles les batiments les plus visibles paient un lourd tribut s'ajoutent aux modes qui viennent ajouter de nouveaux élèments, en retirer d'autres. Finalement, après des décennies de tranquillité, la force du vent fit chuter - il y a quelques mois - des échafaudages qui allaient être enlevés après une longue restauration. La chute laisse de profondes marques dans la chair de pierre. Le haut clocher perd alors un lanternon, un grand vitrail de la nef finit par éclater et quelques pinacles tombent au pied de cette dernière. A peine terminés, les travaux recommencent, s'ajoutant à longue liste des péripéties de la cathédrale audomaroise, encageant pour longtemps la cathédrale dans un corset d'acier.

De loin, les travaux qui se poursuivent à la cathédrale qui couronne Saint-Omer traduisent l'amertume que laisse le passage de la dernière tempête.

Les stigmates de la dernière grande tempête qui a frappé la région sont de profondes cicatrices pour la cathédrale audomaroise.

Même amoindrie et mutilée, la gargouille semble encore chercher à effrayer le fidèle qui passe devant la cathédrale de Saint-Omer.

Une dentelle de pierre pour caresser le ciel.

Comme si la vierge portait le ciel au-dessus de saint-Omer, l'antique Sithiu.

Avec des gargouilles pour gardiennes des hauteurs inaccessibles au commun des mortels.

Comme un souvenir du passé, un passage s'ouvre sur la cathédrale audomaroise.

Les derniers feux d'un soleil déclinant se reflètent avec peine dans les vitraux de la cathédrale de Saint-Omer.