mardi 20 juin 2006

Parfois, il y a de fausses bonnes idées. Succédant au canon nde Predikboom, le Lange Max de Leugenboom-Kokelaere, en Belgique, provoquait la terreur. Il est vrai que des obus de 380 mm tirés à 40 kilomètres de distance qui tombent sur Dunkerque et sa banlieue à intervalles réguliers, il n'y a rien de rassurant... Cependant, les revers de fortune des Allemands les obligent à quitter cette position. Que faire de ce canon dont l'affut fait 40 mètres de long et que l'on a eu du mal à placer dans sa cuve de béton armée de 20 mètres de diamètre? Impossible a déplacer, les 16 canons de ce type sont des armes lourdes... Il faut se résoudre à saboter la position. Les artilleurs ont alors une idée, descendre le fut à hauteur du parapet circulaire en béton et tirer à bout portant: l'onde de choc et l'explosion feront bien éclater la gueule du canon, à défaut, le fût se tordera... Et bien... que nenni! L'obus crée une brèche dans la parapet et atterité quelques mètres plus loin...

Quant au canon, il devient immédiatement la guerre finie un but de promenade, un terrain de jeu pour les enfants et un décor surprenant dans lequel les soldats de toutes les armées aiment à se faire photographier, avec l'inévitable cliché de l'homme se glissant benoîtement dans l'ouverture béante... mais intacte, ce qui n'empêchera nullement son démantèlement.

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