dimanche 15 novembre 2009
un simple 11 novembre à Dunkerque ...
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mercredi 11 novembre 2009
et de l'autre côté de la ligne de front








Fêter le 11 novembre... en France, doit se faire légitimement mais sans oublier le sacrifice de toute l'Europe et d'ailleurs, des troupes coloniales, des Alliés venus de l'autre côté de la Terre mais aussi des Allemands, fauchés dans leur jeunesse, laissant femmes et enfants, devenus veuves et orphelins... La Grande Guerre n'est pas le sacrifice d'une nation mais d'un continent, de générations et d'idéaux perdus dans la boue des tranchées et le sang des innocents... Rien ne pardonne les exactions commises pendant la guerre mais combien, de chaque côté de la ligne de front, n'avaient rien demandé, rien exigé, ont subi les tempêtes d'acier et les déluges de fer jusqu'au bout pour finalement ne jamais revenir près des leurs...
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et de panser les plaies des 5 années de fer
A Lille, libérée, l'annonce de l'armistice est aussi le moment où l'on cherche à se souvenir, se souvenir de cette résistance née dans les villes occupées du Nord et où des sacrifices ultimes sont aujourd'hui ignorés ou méconnus comme Léon Trulin, dont le gouvernement serait bien inspiré d'en donner connaissance aux élèves, ou comme le comité Jacquet...
C'est aussi avoir des projets, parfois différents de leur réalisation, pour garder souvenir des disparus mais aussi des vexations, humiliations et autres exactions subies par une population prisonnière des troupes du Kaiser...
C'est aussi porter le souvenir aujourd'hui estompé des morts inutiles des "accidents" comme l'explosion des dix-huit ponts...
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un certain 11 novembre 1918
La délégation française envoyée à Rethondes portaient le point final à 5 années terribles... Avaient -ils pour autant conscience que la paix portait dejà les germes d'un conflit tout aussi terrible une génération plus tard ?
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Le dernier message de Léon Marlot, le Guy Môquet roubaisien
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Le contenu de cette lettre avait été recopié sur un site Internet, il y a plusieurs années, par une professeure d'histoire de Lyon. Les archives municipales de Roubaix l'ont découvert un peu par hasard ! En fait, l'enseignante avait reçu cette émouvante missive d'une de ses élèves, à la suite de ses cours sur la Première Guerre mondiale. Léon Marlot était l'arrière-grand-oncle de cette collégienne, mais la jeune fille n'en savait guère plus sur son aïeul. La professeure a entrepris des recherches, et il y eut des échanges de documents entre Roubaix et Lyon, mais aussi Tournai, où Léon Marlot avait été fusillé après avoir été jugé coupable par un tribunal militaire. Les Allemands avaient voulu le forcer à travailler sur leurs lignes dans la région de Lens, mais le jeune Roubaisien s'était évadé. Quand il a été repris, il avait sur lui le plan de nombreux dépôts de munitions ennemis... Cette lettre est toujours propriété des archives de Lyon. La ville de Roubaix aimerait bien la récupérer, alors qu'elle vient de faire une autre découverte, celle de la tombe de celui qui a donné son nom à une rue et une école de la cité. Tout le monde pensait que Léon Marlot avait été jeté dans une fosse commune. Mais en fait, cette victime civile reposait dans le carré militaire du cimetière roubaisien. C'est un adjoint au maire qui a repéré sa sépulture début octobre. Ce matin, le cortège s'y arrêtera, pour un moment de recueillement.
V. B
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Première Guerre mondiale : les lettres de la mémoire
«Le pâté et le beurre n'ont pas trop fondu, on sent par le goût que les vaches sont au vert.» En ce 6 juin 1915, Auxence Guizart rassure sa mère. Son colis est bien arrivé dans le secteur de Souchez où il se bat : «On inventera tout pour détruire le monde, nous, on a maintenant une espèce de bombe pour asphyxier les Boches...» Auxence, comme ses frères Étienne et Alfred, travaillait avec son père, petit cultivateur du village de Crépy, non loin de Fruges, quand il a fallu que tous partent à la guerre. La plupart de leurs lettres ont été conservées : «Mille trente-sept, et même un peu plus car ma soeur en a aussi quelques-unes», explique Nicole Denoyelle.
« Effroyable »
Très vite, la guerre se durcit. En 1916, il parle de «tués et de blessés dans tous les coins» et de «bombardements on ne peut plus terribles». Il explique : «C'est une guerre d'usure. Esquinter les blés, les trèfles, enfin toute une belle plaine, c'est pitoyable de voir ça.» En mai, près de Verdun, ce sont «quatre jours de bombardements on ne peut plus terribles. Il faut le voir pour le croire. J'espère encore m'en tirer.» En novembre il envie les poilus qui se font évacuer pour pieds gelés. «Quant aux miens, ils ne veulent pas geler malheureusement... C'est loin de marcher comme les journaux vous annoncent, ceux-ci sont des bourreurs de crâne pour encourager le civil ...» Au même moment, son frère Alfred passe trente-sept jours en première ligne : «Ce que les Boches nous ont envoyé comme marmites, c'est effroyable... Quatre jours couché sur le dos sans oser remuer, presque sans manger, enfin c'est à devenir fou.» Le 28 juin 1917, Auxence fait parvenir une lettre par un camarade pour éviter la censure militaire : «On ne veut plus marcher... On a tous signé une protestation contre la continuation de la guerre... Ce soir une foule de manifestants emplissait toutes les rues du village où nous sommes cantonnés.» Le général les fait défiler «en tenue de prisonnier » et il prend «trois ou quatre hommes par compagnie pour nous faire peur, à l'heure qu'il est ces hommes ne sont pas rentrés et tous on s'est laissé intimider...» Les lettres se succèdent.
En décembre 1918, Alfred ne retrouve plus que son père à la ferme de Crépy. Il aura encore la douleur de perdre sa fille Odette, tuée à 20 ans, en août 1944, alors qu'ils travaillaient dans un champ, par le bombardement d'une rampe de V1 installée à la sortie de Crépy. Lui est mort en 1979.
ZOOM
• Cérémonie au mémorial indien de Neuve-Chapelle
Fin 1914, l'Empire britannique mobilise sur le front du bas pays d'Artois le corps indien. Il participe aux batailles de Givenchy, Festubert... En mars 1915, près de cinq mille soldats indiens meurent pour reprendre Neuve-Chapelle (Béthunois). Dans ce village, un mémorial a été érigé. Demain, à 16 heures, l'ambassadeur d'Inde en France, accompagné d'une délégation qui comptera de nombreux hauts officiers, s'y recueillera en présence du préfet du Pas-de-Calais.
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mardi 10 novembre 2009
courbes idéales
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jardins d'automne...
Bientôt arbres, arbustes et statues offriront la même nudité, le même dénuement dans le froid hivernal et s'envelopperont d'une indifférence non feinte devant les passants pressés de rentrer se mettre au chaud...
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