mardi 23 août 2005

En voilà une plante qu'elle est bonne !!!

Courage, dans quelques jours, le houblon sera enfin en fleurs et la recolte commencera enfin.

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Noordpeene ou le péché permanent? Le couvercle des fonds baptismaux est dédié au péché originel: Eve tend le fruit défendu à Adam... Qu'en déduire: que le baptême n'efface ni n'atténue la faute de notre ancêtre. C'est comme ses fonds qui portent l'injonction "renonce à Satan et à ses pompes" : qu'y peut l'enfant que l'on porte pour le faire entrer en chrétienté?

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Simple, l'église d'Ebblighem se tient, seule et humble en retrait de la place du village.

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Le château d'Ebblinghem, belle et vaste demeure qui domine la petite place du village attend désespérement que des fêtes viennent animer ses murs vides, que les fleurs et arbustes remplacent l'ivraie qui envahit son jardi et qu'enfin les grilles se rouvrent sur des jours moins sombres.

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Des pentes du mont Cassel, l'automne approche et s'étend sur la plaine: les nuages recouvrent lentement les champs et les prés, faisant se confondre ciel, terre et mer.

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Pensif au cimetière de Bavinchove. L'ange, bien qu'empreint d'une douceur infinie, n'enlevera jamais la douleur de la perte d'un enfant.

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vendredi 19 août 2005

La fin des vacances approche: les moissons se terminent...

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A l'issue de la visite de l'écomusée de la ferme du Bommelaers Wall à Ghyvelde, l'on peut s'initier à quantité de jeux traditionnels flamands... Que de tournées ont été gagnées dans nos estaminets avec ces grenouilles...

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Prête à prendre la route, cette superbe Panhard "Sedan" n'attend qu'une chose, quitter son garage et courir sur les routes des Flandres.

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une longue attente

Un grand moment quand celle-ci sera terminée. En attendant, elle coule des jours heureux à la ferme du Bommelaers wall à Ghyvelde.

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jeudi 18 août 2005

volontaire pour un improbable voyage...

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Quand la place manque, on entasse puis on fait croire que les Dunkerquois aiment tellement la montagne qu'ils en font des maquettes sur leurs quais.

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Voyage au Sahel?

Non... été au port de Dunkerque...
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chemins de traverses désertés, l'herbe folle ne va pas tarder à recouvrir les pavés.

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Le hangar aux textiles n'abrite plus sous ses voutes qu'une société d'import de bois. Le reste est dévolu aux pigeons. On n'y a plus cette intense activité qui rythmait la vie des darses.

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S'il n'y avait quelque activité aux ARNO, on pourrait croire le port de Dunkerque abandonné.

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Qui se soucie désormais de cette interdiction à part les pigeons?

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mercredi 17 août 2005

Comme en 14 !!!

Histoires du Nord a le plaisir de vous faire part de la naissance de ses petits frères: 1561 jours au nord, à propos de la Première guerre mondiale dans nos contrées à l'adresse http://1561jours.blogspot.com et Dunkerque sur mer à l'adresse http://dunkerque-port.blogspot.com . amitiés...

Vous noterez aussi que dorénavant la signature au bas des posts change, de façon à ce que vous puissiez me joindre plus facilement...
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Hondschoote a toujours été une ville importante, où les activités en lien avec l'agriculture et le textile sont pluriséculaires. Il en reste des témoins comme cet ancien moulin industriel à l'orée de la ville.

Alliance du sabre et du Goupillon? Non point, le hasard fait que se cotoient l'église d'Hondschoote et le monument de la victoire de 1793

Le soleil matinal caresse les champs d'où émerge la flêche de la Wytte tor, la tour de l'église d'Hondschoote.

lundi 15 août 2005

Du Mont des Cats, la vue du Mont Noir évoque d'autres souvenirs comme la petite demoiselle Crayencourt...
... que l'on connut plus tard sous le nom de Yourcenar.

L'abbaye du Mont-des-Cats est posée telle une couronne au sommet de la" colline inspirée"

Sous un ciel lourd de menaces, la plaine déroule lentement des pentes du Mont des Cats à la Mer du Nord.

Le clocher de Meteren est comme un amer dans la plaine de Flandre...

porter le ciel

Beffrois et clochers de Bailleul pointent vers le ciel comme des mats au milieu d'une mer de champs fraîchement moissonnés.

dimanche 14 août 2005

Enfin le dernier mois de l'année nous ménera doucement vers 2006

Viendront vite les frimats de novembre, gardons un peu de soleil sur nos moniteurs.

Pour prendre un peu d'avance... octobre 2005

Pour avoir un oeil sur la semaine, voici un wallpaper spécial mois de septembre 2005.

samedi 13 août 2005

A Hallennes-lez-Haubourdin se dresse encore un manoir médiéval aujourd'hui restauré.

A Cappellebrouck, le souvenir ne s'éteint pas avec les générations.

Une pieta accueille le visiteur dans l'église de Cappellebrouck. Signe d'une dévotion particuliérement forte, elle sert, comme dans beaucoup de villages de cette terre de Chrétienté qu'est la Flandre, de monument pour les morts de la première guerre mondiale. De chaque côté, des drapeaux nationaux rendent les derniers hommages aux sacrifiés tandis que dehors, devant l'église, se dresse une colonne en souvenir de la génération précédente, celle qui perdit la vie contre les troupes prussiennes durant la guerre de 1870-1871.

La fameuse chapelle des Trois Vierges de Caestre est un lieu de recueillement incontournable... Les lieux sont
anciens et si la chapelle a été plusieurs fois reconstruite, la ferveur pour ces trois vierges est multiséculaire. Rien d'étonnant à ce que le village soit depuis des siècles un lieu de passage obligés, il se trouvait sur un carrefour important d'une voie romaine.

Il faudra un jour que je songe à vous conter l'histoire de ces trois gentes demoiselles venues d'Angleterre pour périr dans ce coin reculé des Flandres.

La demeure à deux pas de l'église de Rubroucq est modeste mais ce n'est pas ce qui est dessus que ce qui est dessous qui importe. En effet, close d'un fossé en eau, la maison est bâtie sur un tertre qui n'est autre que la motte castrale du village, le premier château de la paroisse.

Cette cuve blindée construite aux Dépôts des Pétroles Côtiers (D.P.C.) de Saint-Pol-sur-Mer semble un souvenir incongru.
Elevée quelques années avant la seconde guerre mondiale (tiens se serait-on douté de quelque chose?), elle résista tant et si bien aux bombardement et aux incendies de la raffinerie voisine et des D.P.C. que les Allemands lui adjoignirent un abri anti-aérien.
Tout n'est pas inutile en ce bas monde, aujourd'hui, elle sert de réserve d'eau aux Dépôts.

Les symboles du Second Testament sont contenus dans le couronnement du maître-autel de l'église de Wormhout: Un Christ sur ses bois de souffrance domine le monde, supporté par les quatre évangélistes tandis que le soleil et les anges exaltent sa Gloire.

Plus récente que la maison voisine de l'église de Steenvoorde, la mairie du village d'Eecken, dans le coeur de Flandre, n'en tient pas moins au respect des traditions mais ici, le dessin est rare: la rune représentée est une étoile de David...

Nombreuses sont les anciennes maisons qui sont décorées. Loin des festons et oves de pierre des demeures d'Artois ou de Flandre Gallicane, où la pierre abonde en plus grande quantité, la Flandre maritime a su s'adapter.
Ici, façades et pignons des maisons et des églises se chargent de runes, des dessins faits par des briques de couleurs différentes.
Ainsi, dates, guirlandes, croix, noeuds de sorcières et autres entrelacs égayent la façade en appelant sur la batisse bénédiction et protection comme pour cette magnifique maison à deux pas de l'église de Steenvoorde.

Difficile de ne pas trouver l'entrée du presbytère d'Uxem. Le doyen du village est bien séparé du reste de la communauté.

La Flandre, comme le reste des Pays-Bas Français, est sillonnée de rivières et de canaux. Que faire si ce n'est construire des pont-levis lorsque le pays est si plat qu'il est rare de disposer de berges beaucoup plus hautes que la ligne d'eau?

Saint-Idesbald est particulièrement vénéré sur la côte du Westhoek belge, c'est un des premiers évangélisateurs de ces contrées rudes soumises aux caprices de la mer et fonda de nombreuses églises comme celle au coeur du village qui porte son nom.

Reconstruite après la Première guerre mondiale, la gare d'Adinkerke (commune de la Panne) affiche fiérement la couleur : nous sommes en Belgique.

L'ancienne régie des Tabacs de Saint-Pol-sur-Mer (aujourd'hui la mairie annexe) était à l'origine la demeure du propriétaire d'une grande brasserie. Ces maisons sont devenues rares sur un littoral meurtri par les bombardements de la seconde guerre mondiale. Et pourtant... les rares survivantes sont des témoins privilégiés de l'architecture des maisons de maîtres où les architectes rivalisaient pour trouver un décoration opulente tout en restant simple: jeux de briques, alternance de briques et de pierres, faïence. L'ensemble doit être beau tout en respectant l'idéal bourgeois: montrer sa puissance sans verser dans l'ostentation.

Avec la Mer du Nord pour unique horizon et les dunes pour seules montagnes.

La ville de Lille a bien changé depuis son annexion par Louis XIV. Le Lille médiéval est espagnol (en rouge sur le plan au nord de la ville) est saturé. Louis XIV confia a Vauban le soin de rendre la ville plus forte. Son chef-d'oeuvre y fut la citadelle. Mais comme de nombreuses villes du Nord, Lille accueillit de plus en plus de population. Le Second empire décida de l'agrandir en annexant en 1858 les communes de Wazemmes, Esquermes et Moulins, laissant hors de ses nouveaux remparts le village industriel de Fives. Le train fit son entrée dans la ville avec une gare pour les voyageurs (aujourd'hui Lille-Flandres) et une gare pour les marchandises (Lille Saint-Sauveur).

A l'intérieur des remparts, dans les nouveaux quartiers, il ne manque pas de place. Les usines s'y installent, accompagnés des ouvriers. C'est l'époque des courées, de l'insalubrité et des épidémies. Les remparts ne résistèrent cependant pas longtemps au siège allemand en 1914 et la ville tomba alors entre leurs mains au début du mois d'octobre. Les Lillois connurent alors une captivité extraordinairement dure qui provoqué la naissance d'une résistance acharnée (dont témoigne encore le monument des fusillés).
Connaissant l'enfermement et conscients que ces remparts étaient devenus un piège, les Lillois achetèrent à l'Etat les murailles dès que ce dernier les mit en vente. La Première Guerre mondiale avait prouvé, si besoin en était, qu'ils étaient devenus parfaitement obsolètes. Dès l'acquisition faite, ils furent démantelés. Aujourd'hui, une partie du périphérique se trouve sur leur emplacement (de l'entrée de l'autoroute de Dunkerque à l'échangeur de Paris), ainsi que le Boulevard Hoover pour rejoindre au nord la citadelle et la ville de Lambersart.
Hormis la Citadelle de Lille, il ne reste plus de vestiges des remparts de Vauban que les murs qui soutiennent le Quartier Saint-Ruth, siège de l'Etat-major de la ZDIA Nord.

Pour se souvenir que les Pays-Bas Français ont payé un très lourd tribut pendant les années de plomb.

jeudi 11 août 2005

Ruines...

Dunkerque s'est reconstruite sur les mêmes axes, avec la même voirie après la seconde guerre mondiale. Le boulevard Alexandre III est à l'image de la cité des capres flamands: rasée à près de 90%. Seuls subsistent en partie le quartier de la Gare et la Basse-ville. Partout ailleurs, on édifie des immeubles collectifs, on implante des grandes surfaces commerciales (les Nouvelles Galeries étaient une "copie" des magasins Harrod's avec une caissière par rayon, ils ne survivront pas à la crise des Trente Piteuses").

A la fin des années 50, on édita une série de cartes postales en carnet montrant comment la cité de Jean Bart s'était relevée de ses ruines, comment on avait relogé ceux qui étaient revenus, chassés par les combats et la naissance de la forteresse de Dunkerque après qu'ils aient vécu dans des baraquements et des blockhaus.

Les beffrois vus de la place du Président Wilson. Encore qu'il faille alors profiter de la vue. Aujourd'hui la place n'est plus: elle a été remplacée par le Centre Marine, un centre commercial de petite taille pour pallier le manque de supermarchés en centre ville.

Le boulevard Alexandre III: partout la reconstruction a laissé place aux même immeubles standardisés. Moindre coût, plus grande rapidité de construction mais manque d'imagination.
On est loin sur ces grands axes de certains projets audacieux comme les ilôts rouges...