
Jeudi 18, fin d'après-midi, tempête sur la côte... Déjà malade, le tronc comme de l'éponge, les fibres humides, il a pris le vent... Il est tombé d'un coup, craquant une seule fois. Il s'écrase sur la chaussée, emportant le feu avec lui, blessant un adolescent au passage, détruisant une voiture en stationnement... Côté anecdoctique, les gens s'arrêtent et commentent la position du géant à terre... Et tous ont une peur rétrospective, et si une voiture avait alors attendu au feu, et si la chute avait eu lieu dix minutes plus tard au moment de la sortie des élèves du collège voisin? Bref, un coup de bol dans la malchance... Et les plus âgés de se souvenir de la chute, il y a une vingtaine d'années de la chute du campanile de saint-Jean-Baptiste, dans les glacis de Dunkerque, emporté par le vent alors que rien ne laissait présumer que cet assemblage de poutrelles d'aciers ait pu céder et que les attaches d'acier de presque un centimètre d'épaisseur puissent alors plier comme du plastique...
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire