lundi 17 octobre 2005

Le soleil est déjà levé depuis quelques heures. Une brume diaphane enveloppe les arbres dans le lointain, les couleurs sont changeantes, les bruits étouffés, les mouvements ralentis. Bientôt, la plaine se couvrira d'un nouveau linceul qui annoncera l'hiver: ce sera le temps de sorcière qui, tel un voile léger, verra des bancs de brume, lambeaux de nuages perdus à terre, flotter à quelques centimètres au-dessus du sol. Les pas de celui qui parcourera la campagne le déchireront quelques instants, il se reformera derrière lui pour disparaitre quand les dernières chaleurs de la terre, expirées dans un air trop froid, auront disparu ou que l'air, réchauffé des dards d'un soleil palissant, se sera mis à l'unisson de cette terre qui a tant donné durant l'été. Les couleurs vont disparaître, les jours seront plus courts et les enfants se mettront à rêver des jeux qu'ils faisaient dans l'herbe grasse des près, dans la poussière des chemins et dans l'odeur de la luzerne et du foin...

correspondant-dmpa@tiscali.fr

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