vendredi 29 décembre 2006
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Comme sorti d'un livre d'images, le tram de Koekelare est perché sur une butte près de la route d'Ostende, attendant de reprendre du service.
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mardi 26 décembre 2006
Bon vol...
A quelques jours de la fin d'année, une nouvelle découverte aérienne de quelques unes de nos villes avec l'aimable autorisation de M. Régis Coisne et l'agence ALTITUDE-PHOTO, qu'il soit remercié pour avoir accordé la publication de ces quelques clichés...
Bon vol...
A la porte de l'Artois, Saint-Omer est une ville charmante qui a su préserver son passé mais sa campagne vaut la promenade, notamment dans ses marais où même le facteur se déplace en barque. Non, l'audomarois n'a rien à envier au marais poitevin ni aux hortillonnages amiénois... Quelques uns y ont bati leur maison (parfois en faisant livrer par la seule voie d'eau les matériaux car isolés sur ces îles...). L'on y cultive avec soin... D'ailleurs, Jean-Pierre Coffe l'a dit plus d'une fois, les choux-fleurs que l'on y fait pousser sont les meilleurs de France... Voilà donc l'occasion de faire une pierre deux coups: une balade en famille et un repas plantureux...
Photo publiée avec l'aimable autorisation de M. Régis Coisne et l'agence altitude-photos.fr. Pour l'utiliser, merci de prendre contact avec son auteur à l'adresse chikisim@hotmail.com
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Plus loin, vers le Sud, la basse-ville l'église, reconnaissable par ses grandes rues qui semblent prendre leur départ à qui rassemble de nombreuses maisons du XVIIIe siècle parce que le quartier avait été plus ou moins épargné par la dernière guerre mondiale... Il aurait pu être plus joli s'il n'était devenu défavorisé. Séparé de la ville par les canaux, il est une petite ville un peu à part avec l'église Saint-Martin, paroisse de bâteliers. Anecdote si besoin, l'Hôtel des Impôts est construit dans ce quartier sur le site des anciens abattoirs. Pour ne pas effrayer, la rue de l'abattoir a vité été rebaptisée rue Saint-Matthieu mais le café qui fait face à l'entrée des lieux a gardé son enseigne, fièrement exhibée "à l'abattoir"... Prémonition pour le contribuable qui oublié d'apporter sa déclaration en heure et en temps?
Plus loin, la ville de Coudekerque-Branche s'étend, séparée de la Basse-ville de Dunkerque par la ligne bordée d'arbres du canal exutoire.
Photo publiée avec l'aimable autorisation de M. Régis Coisne et l'agence altitude-photos.fr. Pour l'utiliser, merci de prendre contact avec son auteur à l'adresse chikisim@hotmail.com
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Au coeur d'une multinationale... Lesieur, que l'on ne présente plus aux consommateurs, est née dans l'agglomération dunkerquoise, à la limite de Coudekerque-Branche. Comme toutes les grandes entreprises de la révolution industrielle, elle se dresse au front d'un canal, profitant ainsi d'une voie de communication peu chère pour les pondéreux... et que les pouvoirs publics semblent ignorer ou pire, oublier...
Photo publiée avec l'aimable autorisation de M. Régis Coisne et l'agence altitude-photos.fr. Pour l'utiliser, merci de prendre contact avec son auteur à l'adresse chikisim@hotmail.com
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Un autre monument pour la paix
La commune de Neuville-Saint-Vaast pourrait accueillir le premier mémorial consacré aux épisodes de la fraternisation durant la guerre 14-18. En réalisant le film « Joyeux Noël », évocation des fraternisations entre soldats français et allemands sur le front, durant la Première Guerre mondiale, Christian Carion a voulu ancrer ce travail de mémoire. Jusqu’à envisager la création d’un monument du souvenir à Neuville-Saint-Vaast, près d’Arras.
region@lavoixdunord.fr
Le sujet frappe Christian Carion (lire également ci-contre). Il sollicite Louis Lagniez, et entame le tournage de ce qui devient Joyeux Noël, avec Dany Boon et Guillaume Canet. Au-delà de l’aventure cinématographique et historique, le réalisateur s’implique dans la promotion des fraternisations. Une phrase du livre du caporal Louis Barthas semble l’obséder : « Qui sait ? Peut-être qu’un jour dressera-t-on sur ces terres d’Artois un monument en mémoire de ce que nous avons fait aujourd’hui. » L’idée d’ériger une stèle est soumise. L’association Noël 14 est créée, présidée par Bertrand Tavernier. Son but, récolter des fonds et créer le monument, à Neuville-Saint-Vaast, qui détient déjà le « privilège » d’être la commune de France la plus fournie en monuments militaires, après Verdun : des cimetières allemand, français et britannique, des monuments tchèque et polonais, un autre dédié au général Barbot… Sans compter un flambeau de la Paix, la croix du Souvenir, le monument de la Reconnaissance, tous initiés dans les années vingt par Ernest Petit, fils du notaire du village, qui a voulu à tout prix la renaissance de Neuville-Saint-Vaast, et un hommage aux combattants.Un monument supplémentaire devrait donc voir le jour, celui de la Fraternisation, porté par l’association Noël 14. À ce titre, un match de football avait été organisé à Neuville-Saint-Vaast, en 2004. Quarante anciens internationaux et le Variété-club de France avaient apporté leur contribution, dans le froid d’un dimanche matin de décembre, devant 2 500 spectateurs. « C’est le plus beau jour de ma vie », lançait alors Christian Carion. Quinze mille euros étaient récoltés. Le monument devait voir le jour un an plus tard, fin 2005, à l’occasion de la sortie en salle de Joyeux Noël. Le film est aujourd’hui disponible en DVD, et le monument n’est toujours pas debout.Un concours d’architectes a bien été lancé. Sans donner satisfaction. « Un nouveau concours vient d’être lancé, à un échelon européen.Je pensais que c’était passé. Mais Christian Carion m’a rappelé et m’a dit qu’il ne laissait pas tomber. La stèle se fera », raconte Louis Lagniez, qui n’aura pas à sortir un centime, sauf pour le terrain, récemment acquis par la commune et l’association ; il jouxte la nécropole de La Targette.L’ancien dépôt de betteraves devrait être abattu. Une nouvelle souscription vient d’être lancée. L’élan de sympathie autour du projet devrait reprendre de la vigueur : le film avait déjà fait converger vers la mairie de Neuville-Saint-Vaast un flot de courriers, multipliant les témoignages de la présence d’aïeux aux combats dans la commune en 1915 et 1917…
Après avoir totalisé plus de deux millions d’entrées l’hiver dernier, «Joyeux Noël» est sorti en DVD. Son réalisateur Christian Carion s’explique sur sa volonté de voir ériger un mémorial en hommage aux soldats qui, dans le carnage de 1914-1918, fraternisèrent.
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dimanche 24 décembre 2006
Et si le salut des anti-A24 venait d’Angleterre ?
Deux articles publiés dans un quotidien national britannique mettent en cause le projet de l’A24 : selon le « Daily Express », l’autoroute qui doit relier Amiens à la Belgique vers 2014 pourrait venir perturber le repos éternel des « héros de guerre ». Comme à Aubers, dans les Weppes, où sont enterrés 719 combattants : une majorité de Britanniques, des Canadiens et… un Indien.
PAR ISABELLE ELLENDER lambersart@lavoixdunord.fr
PHOTO MAX ROSEREAU
Le premier article du tabloïd britannique daté du 4 novembre attaque fort, dès le titre : « Une insulte envers nos héros », avec un appel au vote des lecteurs : « Les Français doivent-ils laisser nos héros de guerre reposer en paix ? » Le quotidien populaire récidive deux jours plus tard en titrant cette fois : « Les pilleurs de tombes français ne tiennent pas leurs promesses ». Selon le journaliste Steve Hartley, « le gouvernement français a l’intention de retirer les tombes » qui se situeraient sur le projet de tracé de la future A24, « considérée comme essentielle pour l’économie locale ». Il cite ce que l’on peut lire sur les plaques à l’entrée des cimetières militaires : « La terre sur laquelle a été érigé ce cimetière est un cadeau du peuple français pour le repos perpétuel de ceux qui, au sein des armées alliées, sont tombés pendant la guerre 1914 - 1918 et qui sont honorés ici-même. » Oui, mais voilà, ironise M. Hartley, le gouvernement pense qu’« il lui sera plus facile de gérer l’opposition des proches des défunts que celle des écologistes, des habitants du secteur et des agriculteurs ».Toujours selon le Daily Express (qui n’utilise pas le conditionnel), une douzaine de cimetières du Commonwealth se trouvent sur le tracé qui a la faveur de l’État, dont Warlincourt Halte et le Bac du Sud, tous deux près d’Arras ; certains mémoriaux, comme celui de Richebourg, près de Neuve-Chapelle, seraient visés et la future voie traverserait également de nombreux champs de bataille.
Les travaux pour l’A24 commencés ?
Le journal ne précise pas que les fuseaux du tracé mesurent actuellement 1 km de large et qu’il est donc impossible de déterminer avec précision où la route pourrait passer si elle voit le jour. Le journaliste n’hésite pas à aller jusqu’à dire que les travaux de construction de l’autoroute ont déjà commencé du côté d’Arras, ce qui est faux… Côté anglais, le Royal Sussex Living History Group, alerté par le Daily Express sur le danger que pourrait courir le cimetière britannique du côté d’Aubers, avait réagi dans les mêmes colonnes. Car cinq bataillons du régiment du Royal Sussex sont intervenus dans cette zone à deux reprises. Pour la seule bataille d’Aubers, le 9 mai 1915, les pertes du régiment se montent à 803 hommes (morts, blessés ou portés disparus). John Baines, coordonnateur de ce groupe qui veut « maintenir vivante la mémoire du régiment », s’interrogeait dans l’article sur l’intérêt de cette autoroute, alors qu’au cours de ses voyages sur place, pour des commémorations notamment à Aubers ou Richebourg, il n’avait jamais eu l’impression de rouler sur des routes surchargées.La commission des cimetières rassurée M. Baines se voulait confiant : « Je connais les maires d’Aubers et de Richebourg, je pense que ce sont des personnes honorables, qui n’accepteraient pas un tel projet. » Depuis la publication de ces articles pour le moins alarmistes, le Royal Sussex Living History Group a eu des contacts rassurants avec la commission des cimetières militaires du Commonwealth (CWGC).« Et contrairement à ce qu’affirmait le journal, précise aujourd’hui John Baines à La Voix du Nord, la commission a bien été consultée sur ce projet. » Elle a d’ailleurs publié un communiqué en ce sens : « La commission (…) a reçu, par écrit, l’assurance qu’aucun cimetière ou mémorial du Commonwealth ne sera touché par ce projet. » Et la CWGC, au vu des bonnes relations entretenues par le passé avec les autorités françaises, se dit « convaincue que la France continuera à soutenir le travail de la commission ».Plus de peur que de mal, donc ? « Il reste le problème de certains champs de bataille » qui risquent de voir passer des bulldozers, poursuit John Baines. « Près d’Ypres, on a rencontré ce problème, des restes humains ont été exhumés lors d’un chantier. (...) On préférerait évidemment éviter qu’ils passent sur d’anciens champs de bataille, mais il faut bien que les routes passent quelque part.Alors entre deux maux, s’il faut choisir le moindre, mieux vaut les champs que les cimetières ou les mémoriaux ! À condition que les restes humains soient traités avec dignité. » Les partisans de l’autoroute destinée à alléger l’A1 n’avaient sans doute pas prévu cela : après l’opposition manifestée outre-Quiévrain, outre-Manche, certains ont aussi leur mot à dire… •
LA VOIX DU NORD, édition régionale 24 et 25 décembre 2006
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vendredi 22 décembre 2006
attention... souvenirs
La carte, bien que n'ayant jamais circulé, a déjà bien voyagé puisque je l'ai acquise auprès d'un collectionneur des Iles Canaries. Même en photo, mes compatriotes continuent de sillonner les mers. Je ne suis pas persuadé que les Saint-Polois qui aient été Islandais aient appareillé depuis leur commune, les darses en sont voisines et - à l'épopque - nous n'avions qu'une plage mais qu'importe, n'est-ce pas là un bel hommage à ces hommes qui délaissaient femmes et enfants pour un des métiers les plus durs (dans le froid, les mains crevassées par les engelures et l'humidité permamente rongées par le sel et les coupures...), parmi les plus dangereux avec ses fortunes de mer et les doris qui ne retrouvaient pas toujours la goëlette et cela le plus souvent pour une rémunération dérisoire, souvent mangée par les avances des armateurs... Pierre Loti écrivait sur les Pimpolais, les Flamands aussi auraient mérité alors un roman qui leur rende hommage... Je n'oublie pas mon arrière-grand père paternel embarqué à 9 ans sur ces esquifs pour le cercle polaire... et je mesure les progrès accomplis en regardans mes enfants se lever... Ne jamais oublier qu'il faut toujours tout faire pour sauvegarder ces progrès...
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jeudi 21 décembre 2006
La grenouille et le corbeau
Longtemps circulait en Flandre le conte de la grenouille et du corbeau.
Un corbeau avisait une grenouille cachée dans un trou et lui demandait s’en sortir.
La grenouille, pas folle, refusait au pretexte que le Corbeau la goberait si tôt sortie. Ce dernier proteste, dit qu’on lui fait mauvaise presse, que les langues sont mauvaises, qu’il et l’ami de la petite chose verte qui se cache. Bref, ce n'est pas sa faute si on lui prête des intentions qu'il n'a assurément pas, non, il ne la mangera pas...
Mais la grenouille refuse et il faut maintenant que le Corbeau jure ses grands dieux. Non, il ne la mangera pas !
Et de redemander à la grenouille de sortir et celle-ci de refuser aimablement mais fermement...
Finalement, après moult palabres et négociations serrées, de retournements en atermoiements, l’aimable grenouille, mise en confiance par tant de promesses et d'assurances sur sa survie etle respect de son intégrité consent à sortir et le Corbeau lui tombe dessus…
Il lui tombe sur le rable comme la misère sur le monde, la vérole sur le bas-clergé et tutti quanti et avale tout net le batracien.!
En pleine digestion, il sent son ventre gargouiller, bouger et s’en étonne. « Que veux tu ? » s’adresse-t-il à son bedon… et là une petite voix se fait entendre : "Je te l'avais bien dit! je te l’avais bien dit ! ».
Et oui, la grenouille flamande se rendit au corbeau français à Lille en 1667 et reçut pour prix de sa reddition la promesse de ne pas subir de nouveaux impôts mais comme on le sait maintenant lors des campagnes électorales, les promesses n’engagent que ceux qui y croient…
Méditez bien, visiteurs, on vote bientôt et pas qu'une seule fois...
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mercredi 20 décembre 2006
Qui veut la mort du patrimoine aéronautique français?
Vous avez peut-être assisté au dernier meeting de La Ferté-Alais...Alors que l’on célèbre partout en Europe le 60e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, et que l’on rend hommage aux derniers vétérans encore vivants, un faisceau de nouvelles réglementations construit la partition de la marche funèbre du patrimoine aéronautique français.
CREATION D’UNE REDEVANCE POUR LES MEETINGS AÉRIENS
Un récent projet d’arrêté fixant le champ d’application et les tarifs de divers services rendus par la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) prévoit — chose nouvelle — une redevance intitulée " redevance de manifestation aérienne " relative à la délivrance de l’autorisation relative à l’organisation de manifestation aérienne prévue par l’article R. 131-3 et des arrêtés pris en application. L’article 20 de ce projet indique des montants de redevance de manifestation aérienne fixés forfaitairement à 10 000 euros pour les manifestations de moyenne importance et à 20 000 euros pour les manifestations de grande importance (soit respectivement trois et six mois du salaire moyen d’un fonctionnaire de la DGAC…). Même si ces montants sont donnés à titre indicatif, sans tenir compte des consultations en cours, il n’en demeure pas moins que jusqu’à présent, les organisateurs de meetings n’avaient rien à payer — et pourquoi auraient-ils eu une redevance à payer à un service d’état ? Qui plus est, si l’arrêté donne des montants indicatifs pour cette redevance, il ne dit absolument rien des services exigibles en contrepartie par les organisateurs de meetings… Quant aux organisateurs de meetings aériens dégageant des bénéfices supérieurs aux redevances prévues, il n’en existe aucun en France à notre connaissance. L’article 20 de ce projet d’arrêté signifie tout simplement la fin des meetings aériens en France, et en corollaire celle des avions de collection, et donc une attrition à très court terme de notre patrimoine aéronautique.
LE DECRET QUE LES COLLECTIONNEURS ATTENDENT DEPUIS… DEUX ANS, REMIS EN CAUSE PAR UNE NOUVELLE LOI SUR LA DEFENSE NATIONALE
Lors du vote de la loi sur la Sécurité Intérieure, au début de 2003, les collectionneurs avaient obtenu in extremis sa modification, afin de pouvoir continuer à détenir et à acquérir d’anciens avions militaires. Or, cette loi n° 2003-239 du 18 mars 2003 sur la Sécurité Intérieure, et plus spécifiquement son article 80, n’est toujours pas appliquée car le décret d’application n’a toujours pas été promulgué. Ceci malgré de nombreuses relances auprès des services concernés. Le texte de ce décret existe pourtant bien ; il a été rédigé par un fonctionnaire du ministère de l’intérieur et devait être présenté au conseil d’état en février dernier. Nul ne sait plus aujourd’hui où il se trouve, perdu dans les nombreuses mutations de personnels qui suivirent les changements de fonction de N. Sarkozy. Mais surtout, certains hauts fonctionnaires zélés du ministère de la Défense bloquent depuis deux ans sa sortie, bloquant du même fait l’enrichissement de notre patrimoine aéronautique ; un, en particulier, s’est appliqué à retarder sine die la parution de ce décret d’application de l’article 80 de cette loi pourtant votée dans l’urgence en 2003. Selon ce fonctionnaire, “il n’existe actuellement aucune procédure réglementaire autorisant le " déclassement " d’un matériel classé dans la 2e catégorie des matériels de guerre [à laquelle appartiennent les anciens avions d’armes militaires, même un Spad XIII de 1918] en dehors de la réduction à l’état de ferrailles " et il ne voit pas de raison d’agir pour changer cet état de fait. L’inquiétude des collectionneurs est d’autant plus légitime qu’ils ont appris qu’une première lecture d’un projet de loi sur la Défense nationale a eu lieu le 7 avril 2005 à l’Assemblée nationale, visant plus ou moins intentionnellement à abroger de fait une partie de la loi sur la Sécurité Intérieure.
UN RÈGLEMENT EUROPÉEN IMPOSANT QU’UN B-17 SOIT ASSURÉ COMME UN BOEING 737
Depuis le 30 avril, un règlement européen impose de nouveaux seuils de couverture en responsabilité civile à tous les opérateurs d’aéronefs. La spécificité des avions de collection n’a pas été prise en compte lors de la rédaction de ce règlement, qui catégorise les avions par tranches de poids, avec pour chaque catégorie un minimum de couverture. Un B-17 ou un Noratlas se retrouve ainsi dans la même catégorie qu’un Boeing 737… et donc doit payer la même prime d’assurance. Or, un B-17 ou un Noratlas ne vole que 30 à 40 heures par an contre plusieurs centaines pour un Boeing 737 d’une compagnie aérienne et ne peut emporter de passagers payants… il en résulte au minimum le triplement de la prime d’assurance de ces avions historiques, véritables monuments vivants, parce qu’en état de vol, à la mémoire des équipages qui ont donné leurs vie pour notre liberté. Cette augmentation hors de proportion engendre un surcoût à l’heure de vol impossible à supporter pour les associations de bénévoles qui restaurent, entretiennent et font voler ces machines. A court terme, ces avions seront arrêtés de vol définitivement, et ne pourront donc plus être présentés au plus grand nombre, et en particulier aux jeunes générations, où ils seront vendus à l’étranger, ce qui ne fera qu’amoindrir encore plus notre patrimoine aéronautique. A l’heure où le couplet sur devoir de mémoire est repris sur tous les tons partout en Europe, les menaces qui pèsent aujourd‘hui sur notre patrimoine aéronautique sont tout simplement indécentes, intolérables. Vous pouvez agir. Ecrivez à votre député local, ainsi qu’à votre député européen. Agissez ou faites-vous à l’idée que vous ne verrez plus jamais ces monuments honorer la mémoire des libérateurs dans leur élément.
Jean Claude Roussel, président de la FFA
Patrick Charrier, président de l’AOPA
Gérard Feldzer, président de l’Aéro-Club de France
Catherine Dartois, présidente du RSA
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