mardi 12 juin 2007

Le siège de l'Electeur de Bergues n'est pas resté vacant longtemps

Indépendamment du contexte politique, c'est avec bonheur que j'ai appris l'élection au premier tour de Jean-Pierre Decool, le maire de Brouckerque. L' "église dans le marécage" garde son député, élu en 2002 sur le siège de Lamartine. Pourquoi reproduire ici l'article de la Voix du Nord? Parce que je le considère comme hautement honnête, parce que je le connais et, bien que nous ne soyons pas du même bord politique, je le connais comme un "gentilhomme", un humaniste qui ne s'arrête pas à la carte politique de son interlocuteur, qu'il aime son terroir et les gens en général et qu'il n'oublie pas de venir saluer les gens qu'il connait quelles que soient les circonstances quand tant d'autres passent devant vous sitôt élus... Un jour, il avait confié que dans son bureau à l'Assemblée, il avait placé une tuile de clyte pour lui rappeler la couleur de nos toits et parce que ceux de paris sont gris et noirs... Paris ne l'éloigne pas de ses racines... Bref, un type bien qui fait son travail de commis du peuple avec élégance et sérieux... Bravo Jean-Pierre et au-delà des divergences politiques qui d'ailleurs nous opposent sans nous séparer, bonne mandature...
Réélu dès le premier tour (avec 56,7 % des suffrages), Jean-Pierre Decool (apparenté UMP) colle à l’image de la Flandre intérieure qu’il représente depuis 2002 au Palais-Bourbon. Engagé, rural, humaniste, féru de colombophilie et de chasse.Trois cent dix-neuf questions posées en un mandat, rien que ça ! Si le président de la République et le Premier ministre pratiquent volontiers le jogging, Jean-Pierre Decool, réélu dimanche député de la 14e circonscription du Nord dès le premier tour, est un marathonien parlementaire. Au Palais-Bourbon, nul n’ignore le nom de ce valeureux Nordiste.

En novembre 2002, son intervention pour la lutte chimique con- tre le rat musqué – alors que les parlementaires n’avaient en tête que l’Irak – avait provoqué un gigantesque éclat de rire sur les bancs de l’Assemblée nationale.« Je savais que j’allais m’attirer les railleries, avoue cet ancien professeur de maths âgé de 54 ans, maire depuis 1990 de Brouckerque, village de 1 165 âmes situé à 15 km de Dunkerque. Mais c’est un vrai problème dans ma circonscription ! » Et le nouveau député avait rapidement obtenu gain de cause pour lutter contre le redoutable animal ravageur de berges.Second coup d’éclat : le chèque emploi associatif. Dès son élection, Jean-Pierre Decool proposait la création de cette aide spécifique, basée sur le modèle du chèque emploi services. Un an plus tard, la loi Decool était adoptée. « J’ai eu une chance incroyable de voir cette proposition de loi retenue dès la première niche parlementaire. Là aussi, c’était l’expression d’une demande forte du monde associatif de ma circonscription. Heureusement, sinon je serais resté le député animalier ! » Bonhomie flamande Cette 14e circonscription du Nord, rurale et fière de ses traditions (soixante-huit communes et 91 000 habitants), Jean-Pierre Decool, marié et père de trois filles, l’incarne sans doute mieux que quiconque, avec une bonhomie toute flamande. Pêcheur, chasseur, colombophile, gastronome et amateur de bons vins : apparemment, l’homme séduit les électeurs autant que l’animal politique qui s’était mis en chasse d’un siège de député laissé à la gauche en 1997 pour 486 voix.En campagne depuis le jour de son élection en 2002, Jean-Pierre Decool avoue connaître le secret de son succès. « La proximité. Nous avons peut-être compris ce besoin de la population avant les autres. » D’où une présence tous azimuts dans chaque recoin de Flandre.Négligé le « je », vive le « nous ». L’homme rond, à la silhouette massive et aux éternelles bretelles, porte une attention particulière à s’entourer d’une « équipe de qualité ». À commencer par le fidèle Jean-Pierre Bataille, son suppléant, maire UMP de Steenvoorde. « Même si je suis celui qui porte la parole de la circonscription à Paris, on forme un véritable duo. » Les deux Jean-Pierre, au sein d’une chambre qui devrait être d’une couleur bleu soutenue, ne manqueront pas de pain sur la planche entre la réfection de l’A25, la désertification médicale, ou encore la défense de l’agriculture. Toujours au pas de course ?
OLIVIER TARTART
In La VOIX DU NORD édition régionale du 12 juin 2007
Jean-Pierre Decool, le marathonien parlementaire

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