dimanche 28 février 2010

Bergues : Sur les traces des Faux monnayeurs

La tour dite « des Faux monnayeurs » située rue de la Gare dévoilera-t-elle son secret ?
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Pourquoi et quand est-on passé de « Berg Poorte » à « Faux monnayeurs » ? Y a-t-il une relation à faire avec les monnaies trouvées dans les puits, puisqu'après analyse, on peut affirmer qu'elles seraient fausses ? » Du mystère, de l'intrigue et de l'Histoire : les plus grands cinéastes et auteurs de romans policiers et ésotériques, comme Dan Brown, le diraient sans nul doute, tout ceci pourrait alimenter un bon ouvrage ou une bande-annonce envoûtante.
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Pourtant, loin d'être le sujet d'un prochain best-seller, cette énigme lancée par l'ASPABERG, association du patrimoine berguois, fait l'objet d'une réelle quête de vérité. En effet, cette année, les équipiers de l'ASPABERG vont se pencher attentivement sur ces questions.Il faut dire qu'en 2009, l'association a déjà conduit des travaux sur cette tour et sur ses extérieurs, en accord avec l'Architecte des Bâtiments de France. «Au niveau des extérieurs, pour prévenir le déchaussement de l'escalier en cendrée d'accès à la terrasse, une consolidation provisoire a été réalisée avec des madriers et des ronds à béton, explique Michel Walspeck, animateur de l'ASPABERG. Lors de cette opération, une fosse cylindrique briquetée a été dégagée. Un coffrage de cet ouvrage a été effectué, pour le désolidariser des terres, afin d'en dégager la tête qui présente des destructions consécutives. Une trappe et son embase en bois ont été ensuite installées pour en condamner l'accès en perspective d'une prospection.» Faisant alors suite à l'arrêté municipal qui a réglementé l'accès à la tour, l'association a pris en charge l'effondrement qui était intervenu sur la terrasse.
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De la découverte à la signification
«Au niveau de l'effondrement, un périmètre de fouille a été défini, détaille Michel Waspeck. La cause de cet effondrement se révèle être la reprise du comblement d'une cavité qui se situe dans la muraille.» Et de révéler : «d'autres indices comme l'accrochage d'une voûte effondrée et un piédroit de porte nous a surpris. Ceci nous a incités à déposer une demande d'autorisation d'ouverture de la baie murée auprès du Service régional d'Archéologie. Nous n'avons pas encore eu de réponse, mais nous en sommes certains, nous sommes en présence des vestiges d'une ancienne porte de la ville, «la Berg Poorte» qui a été murée en 1600.» Autre découverte : parmi les déblais, la présence d'une monnaie de la Compagnie Néerlandaise des Indes Orientales datant de 1793. «Il s'agit là d'une fausse pièce d'époque car elle ne fait pas le poids ! plaisante Philippe Bonnière, président de l'ASPABERG. Une plateforme protège la fouille dans l'attente de la poursuite de la prospection.» Une prospection qui se fait également au bas de l'escalier en colimaçon. Michel Walspeck continue : «dans un premier temps, nous avons percé un mur sous l'arc de voûte qui nous a fait apparaître une ouverture de porte avec son gond supérieur et les ancrages des verrous. Malgré la terre qui obstrue l'entrée, le contact visuel a été fait avec la salle inférieure où d'immenses cavités révèlent la voûte.» Cette année, les membres de l'ASPABERG vont s'appliquer à intervenir sur trois zones d'observation : la fosse cylindrique en pied de la poterne de traversée du rempart bourguignon, le dégagement de la porte d'entrée de la salle inférieure de la «Berg Poorte», et la poursuite de la fouille en terrasse pour valoriser ou condamner l'embrasure déjà découverte et progresser dans la compréhension de la salle supérieure ou de l'accès souterrain. Afin de permettre la totale action de l'ASPABERG, un affichage informatif sur le chantier, arraché à plusieurs reprises et abandonné durant l'été, est de nouveau en place depuis les journées du patrimoine. Toutefois, les équipiers de l'ASPABERG doivent trop souvent faire face à des dégradations, c'est pourquoi un arrêté municipal a été pris pour réglementer l'accès à la tour. «La tour des Faux monnayeurs a été fort dégradée. Aujourd'hui, il est heureux qu'elle soit condamnée.» En attendant que l'utilité des pièces soit révélée, et que les cavités «s'ouvrent», l'ASPABERG en appelle au respect et au sens civique de tous.
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Aurélie LEGRAND
in LE JOURNAL DES FLA NDRES, édition du 24 février 2010

Eric Vanneufville, historien : "on peut être Flamand de différentes façons"

Comment expliquer la difficulté d'aborder sereinement l'identité flamande ?
La sérénité est difficile en raison du contexte historique des trois guerres avec les Germains, surtout au titre de la dernière, du contexte linguistique qui fait que le Flamand est le «Boche du Nord», du contexte communautaire belge dont nous sommes informés par la presse francophone qui est peu objective et pas du tout favorable aux Flamands.
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Peut-on parler d'identité flamande ? Comment la définir en quelques mots ?
L'identité flamande peut se définir par ce qui est visible au quotidien (architecture, ouverture sur la mer, patrimoine ouvert au public, langue lorsqu'elle est parlée au titre de son rôle de mise en relation d'individus et de groupes bien identifiables, leadership économique) mais aussi par ce qui est révélé à son sujet à la suite d'études menées par des chercheurs à ne pas négliger, et encore par des réflexions futuristes comme sur la prochaine transgression dunquerkienne (l'avancée des eaux), à condition naturellement qu'il y ait prise de conscience collective de tous ces ingrédients sur un territoire donné.
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Identité nationale, identité régionale, qu'en pensez-vous ?
Comme l'identité nationale, la régionale peut se bâtir sur un ensemble de diversités ethniques dans un cadre rassembleur basé sur des modes de vie communs, des traditions sociétales voire administratives et étatiques, mais ce n'est pas toujours facile. L'identité flamande peut se bâtir plus spontanément que la régionale (terroir, langue, géographie locale) la régionale est moins spontanée car moins enracinée communément : ch'tis, camberlots, boulonnais, artésiens, hennuyers, flamands. La flamande elle-même court le risque de se réduire à la Flandre pittoresque rurale ou maritime ou flamingante en oubliant l'urbanisée et gallicante pourtant bien indispensable à la reconnaissance d'une Flandre économiquement viable. Enfin l'aspect administratif lui même peut diviser : le Nord n'est pas le Pas-de-Calais, notre région n'a pas d'appellation unitariste enracinée (Alsace, Auvergne, Bretagne) mais une triste dénomination administrative diviseuse autant qu'artificielle et quant à la Flandre, on sait bien que nous n'en sommes que les méridionaux.
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Comment voyez-vous cette identité pour l'avenir ?
Si on veut préparer l'avenir, il faut accepter une géométrie variable. On est flamand en des endroits et selon des modes différents : en ville, à la campagne, à la mer, dans les monts, chez les gallicants, les flamingants, les néerlandophones, en France, en Belgique, aux Pays-Bas Zélandais, à condition de trouver un vecteur commun. Il existe, hier comme aujourd'hui, dans l'espace naturel entre Escaut, Mer du Nord et Collines d'Artois : c'est l'axe de circulation économique et humain Nord-Sud de Douai à Anvers et de Calais à Anvers.
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in LE JOURNAL DES FLANDRES, édition du 24 février 2010
Propos recueillis par Hugues DORGUEIL

Lille : Remparts de la porte de Gand : huit ans après l'accident, presque plus de danger

La ville a été mise en examen comme personne morale, dans l'instruction sur l'accident de Sofiane, tombé du haut des remparts de la porte de Gand, le 19 mai 2002. Nous sommes retournés voir si le danger existe toujours. La réponse est non, à une exception près.


Vertige.
Le journaliste n'en mène pas large, hier après-midi, en tentant, avec son appareil photo, de saisir une vue plongeante en bordure d'un des remparts de la porte de Gand. Juste un petit terrain herbeux d'environ deux cents mètres carrés, bordé de hauts murs d'une dizaine de mètres. Et les - petits - panneaux ne mentent pas : c'est dangereux.

La sécurité sur les fortifications de la porte de Gand est pourtant bien meilleure qu'il y a huit ans, lorsque le jeune Sofiane, 13 ans, a eu l'idée de s'y aventurer en pleine nuit. Pas ou peu de protections. Une terrible chute et des blessures graves, aboutissant cette semaine à la mise en examen de la ville, propriétaire des murs.

Les douves reviennent

Hier encore, on se refusait à tout commentaire sous le beffroi, précisant néanmoins que «la sécurité a été renforcée immédiatement après l'accident, par la pose de barrières et l'information aux gens par une série de panneaux». Et effectivement, les broussailles masquant parfois les à-pics ont disparu, et de solides grillages interdisent l'accès aux superbes murailles. Sauf au niveau du pont de la Corne-de-Gand (vers La Madeleine), où la clôture a été arrachée. Résultat, on pénètre tranquillement sur le promontoire herbeux et on s'offre quelques frayeurs au sommet des vertigineuses maçonneries, sans barrières. En bas, sous le pont, vivent des familles de Roms avec également de nombreux enfants. Hier soir, la ville précisait que la clôture allait être très rapidement réparée.

Des travaux sont d'ailleurs en cours sur la porte de Gand, interdisant l'accès du public au reste des hauts murs (jusqu'en avril, notre édition du 17 décembre). Ceux-ci retrouveront leurs talus anti-sièges du XVIIIe siècle, qui constituent aussi un obstacle pour le piéton égaré. En bas, l'eau reviendra bientôt dans les douves rénovées. Il faudra éviter d'y sombrer.
• A. D
in LA VOIX DU NORD, édition de Lille du 28 février 2010

Gravelines la mystérieuse, en clichés !

Découvrir ou faire découvrir Gravelines, ses mystères et sa face cachée, ...
c'est ce à quoi se sont confrontés plus d'une trentaine de participants, photographes amateurs ou éclairés.



Comme quasiment tous les concours, ceux qui ont eu la lourde charge de départager les concurrents l'avouent, leur tâche fut lourde.
Un jury, présidé par Claudine Barbier, conseillère municipale déléguée à la Communication citoyenne, Jean-Claude Bouchery, Emmanuel Watteau et Michel Guilbert, photographes et Ivan Lhotellier, directeur de publication de la revue Côte d'Opale Magazine et parrain de l'opération.
Les clichés étaient classés en trois catégories : - pour la catégorie « couleur », René Szcepaniak remporte les premier et deuxième prix devant Sébastien Anquez, Marie Sczepaniak, Maxime Deguine et Philippe Lemir.
Dans la catégorie « noir et blanc », Philippe Lemir se classe premier et troisième, Olivier Blocklet deuxième puis Sébastien Anquez, Virginie Vigneux et Guillaume Descamps.
La catégorie « création - effets spéciaux » a sans aucun doute permis une plus grande liberté d'expression, et Hélène Dubois, en se classant première et quatrième, mit en avant son talent de créatrice. Luc Delannoy, 2. et 3. Bruno Jonckerere, 5. et 6. Monique Lecrinier et Philippe Jandau, n'en déméritent pas moins.
Hélène Dubois est gravelinoise depuis une vingtaine d'années, elle voue une véritable passion pour la photo et pour Gravelines. La photo est étroitement liée à son métier de dessinatrice infographiste, ce qui explique sans aucun doute qu'elle parvient au travers de ses clichés à restituer sa vision de la chose saisie par un objectif toujours curieux de voir autrement. Pour Hélène, « Gravelines possède un charme particulier, sans aucun doute lié à son histoire d'hier et d'aujourd'hui. J'aime m'y balader..., surtout par mauvais temps ». Un charme qui lui valut son premier prix à un concours photo.
in LA VOIX DU NORD, édition de Dunkerque du 28 février 2010

vendredi 26 février 2010

le temps d'une pause


mercredi 24 février 2010

Des bateaux dunkerquois en rénovation au Centre technique du patrimoine

«C'est le seul chantier entre la Belgique et la Bretagne»

Plusieurs bateaux à coque de bois dunkerquois sont en réparation dans les chantiers de la FRCPM (Fédération régionale pour la culture et le patrimoine maritimes), à Calais, fédération présidée par le Dunkerquois Bernard Lecomte
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Depuis deux ans, la FRCPM (Fédération régionale pour la culture et le patrimoine maritimes) a ses chantiers à Calais. Situé dans un ancien chantier naval, le Centre technique du patrimoine maritime de la Côte d'Opale qui est un outil de la FRCPM, soigne les bateaux de bois et uniquement de bois des membres de la fédération.
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«C'est le seul chantier naval traditionnel pour vieux gréement entre la Belgique et la Bretagne.» Le chantier compte Marcel Charpentier, le délégué général, Xavier Maintenay, charpentier de marine issu des chantiers Blamengin de Boulogne. «On ne peut pas faire n'importe quoi sur un bateau, il faut du professionnalisme et de la technicité.» Un temps, le chantier a accueilli un chantier d'insertion : «L'insertion, c'est autre chose, c'est un autre métier, on formait, on manageait des hommes un peu cassés. On l'a stoppé en fin de contrat. Beaucoup ont retrouvé du travail», explique Philippe Vasseur, l'ancien président.
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Tour d'horizon des bateaux du chantier dont des bateaux dunkerquois...
Les bateaux en chantier
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Le Saint-Geames (Pêche) Calais. Le bateau appartient à un particulier, il est rentré il y a 6 ou 7 mois. Dans un mois, il sera remis à l'eau.
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Le Patron Léon Avron(Ex-SNSM de Calais) La SNSM (société nationale de sauvetage en mer) a fait don de ce bateau à la FRCPM. C'est le seul bateau à coque métallique qui est au centre technique. En 2008, il naviguait encore mais un de ces deux moteurs a connu plusieurs avaries. Le bateau doit recevoir un nouveau moteur qui est déjà sur le chantier. Ce moteur a été donné et c'est le lycée professionnel de l'automobile et du transport de Grande-Synthe qui l'a rénové. «Ce bateau a sauvé beaucoup de monde à Calais», explique Philippe Vasseur. «Ce ne sera pas un bateau bac à fleur. Le but, ça sera de les faire naviguer», explique Bernard Lecomte. Ce bateau, avec la Lorette de Gravelines quand elle sera retapée, fera partie de la flotte du FRCPM et assurera la sécurité des bateaux anciens de la flotte. Par exemple le Christ Roi (dundee crevettier de l'Aa) de Gravelines ne peut pas aller fort loin sans un bateau de sécurité. Le Patron Léon Avron permettra à la FRCPM d'aller un peu plus loin pour les rassemblements de vieux gréements.
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L'Esquina (bateau de service) Dunkerque. L'Esquina appartient au musée portuaire de Dunkerque après avoir appartenu aux Phare et Balises. Si sa coque est restée à Dunkerque, sa timonerie est arrivée à Calais après avoir souffert d'un incendie volontaire. Le bateau ouvrier avait pourtant été entièrement refait récemment par les chantiers Arno de Dunkerque. Ce bateau de service assurait les liaisons entre les bateaux-phares et le port de Dunkerque.
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Deux barques du Vietnam. Elles sont fines, étroites, et très longues. Le CTPMCO a reçu deux barques qui viennent du Parc Mosaïc du Parc de la Deûle. Elles proviennent du Jardin du dragon et doivent retourner sur l'eau pour le printemps.
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Le Roland Willy. Le dundee dunkerquois Roland Willy a rejoint le CTMPCO. Mis à l'eau à Ostende en 1926, il a lui aussi, participé à l'opération Dynamo. Démobilisé après la guerre, il est racheté avant que sa coque ne soit laissé à l'abandon durant 20 ans. En 1999, le Port Autonome de Dunkerque le met à l'abri dans la halle aux cotons. Grâce au commandant Juhère, la coque a été offerte à la FRCPM. Il est rentré dans le chantier de la rue de Cronstadt depuis quelques semaines où il fera l'objet d'un désosage partiel dans le but de répertorier toutes les cotes du bateau pour - et c'est un projet à long terme - refaire un bateau identique. Dans le cas où la FRCPM parvient - comme elle le souhaite - à créer un musée, la coque intégrerait ce musée.Les bateaux qui arrivent.
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Outre le Tom Souville, l'Étoile de mer va rentrer au chantier. Dundee de Marennes de 1941, L'Étoile va arriver au chantier prochainement. C'est un bateau d'un adhérent.
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Les bateaux déjà réparés
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La yole Profil pour l'avenir de Dunkerque qui a été éperonnée puis a coulé dans le port de Dunkerque, après une collision avec un remorqueur. Rentrée en novembre 2008, elle est sortie en mars 2009 et quelques mois après sa sortie du chantier calaisien, la yole de l'Association d'action éducative et sociale (AAE) a remporté une course qui rassemblait pas moins de 25 autres yoles lors de la Semaine du golfe du Morbihan.
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La yole boulonnaise Napoléon réplique de la yole construit pour l'empereur Napoléon à l'occasion du Camp de Boulogne en 1803, est, elle aussi, passée par le chantier calaisien de la FRCPM.
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Suzanne URGACZ
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Le Dunkerquois Bernard Lecomte prend la barre de la FRCPM
Le conseil d'administration de la Fédération régionale pour la culture et le patrimoine maritimes, a élu son nouveau bureau et son nouveau président, le Dunkerquois Bernard Lecomte qui succède au Calaisien Philippe Vasseur.
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Depuis 2004, Philippe Vasseur était à la tête de la FRCPM Nord - Pas-de-Calais. Ses activités l'ont motivé a lâché sa casquette de président.
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«Au regard de tout ce qu'il y a à faire, du boulot important que représente la mission de président, il fallait quelqu'un de plus disponible, un retraité», plaisante Philippe Vasseur. Bernard Lecomte est l'homme qu'il nous fallait. Le chantier de Calais prend de l'ampleur et c'est un des visages de la FRCPM. Il est très investi dans la fédération, il a déjà réglé des problèmes financiers, il nous a ramené des sous, des bateaux et son énergie.»
«La condition, c'était qu'il ne parte pas, on ne change pas une équipe qui gagne, on est complémentaires, a renchéri Bernard Lecomte, on a demandé à Philippe Vasseur d'être le président d'honneur.»
Le conseiller général du Pas-de-Calais avance aussi une autre raison : «Ça sera plus simple au niveau de mes relations avec la mairie de Calais. Mais je continuerai à l'avenir à apporter toute mon aide à la FRCPM, à Bernard Lecomte et Marcel Charpentier, notre délégué général, pour asseoir la notoriété de cette belle fédération qui recueille à la fois un succès populaire sans précédent lors des fêtes maritimes régionales et qui porte aussi fièrement les couleurs de notre région au-delà de nos frontières régionales et internationales.» La FRCPM est présente dans plusieurs fêtes maritimes de la région Fête des Islandais à Gravelines, Fête pour la course Paimpol-Gravelines-Reyjkavik, Fête des flobarts à Wissant... mais se déplace jusqu'en Bretagne. La fédération patrimoniale entend bien d'ailleurs apporter sa pierre à l'édifice dans le cadre de la commémoration de l'opération Dynamo.
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Un musée dans un avenir proche ?
La FRCPM, regroupe tout ce qui touche au patrimoine maritime et peut s'appuyer sur ces cinq salariés et son réseau de 45 associations adhérentes et donc plusieurs centaines de bénévoles, mais aussi des particuliers, des musées portuaires comme celui de Dunkerque, Nausicaa, les Marins de la Citadelle, Les Vieux Gréements des bancs de Flandres, les groupes folkloriques, des maquettistes comme le Lillois Luc Cartiaux qui expose actuellement à Leffrinckoucke. La FRCPM c'est aussi un chantier à Calais, le Centre technique du patrimoine maritime de la Côte d'Opale, qui «est notre chantier naval et nous permet d'avancer dans la préservation du patrimoine maritime.».
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Faute d'avoir pris en considération certains vieux bateaux, le patrimoine a été réduit en poussière. «Soit on a laissé tomber nos bateaux, soit on les a laissés partir.» Comme Le Notre-Dame des flots mis en chantier à Gravelines et qui est à La Rochelle actuellement. Bateau manquant notamment à la flotte patrimoniale de la Côte d'Opale : une goélette à Islande. «C'est un voeu de Daniel Percheron», explique Philippe Vasseur. Qu'elle soit reconstruite comme la goélette brestoise La Recouvrance ou achetée, c'est en quelque sorte le rêve de la FRCPM d'acquérir ce qui fut l'outil de travail de milliers d'homme de la Côte d'Opale durant plus de deux siècles.
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Un projet avec les Corsaires
La FRCPM veut continuer à organiser des grandes fêtes maritimes comme il en existe à Boulogne et Calais. «Boulogne, c'est 100 000 personnes, Calais c'est 150 000 personnes...», illustrent l'ancien et le nouveau président. Un projet est en tout cas évoqué avec les Corsaires dunkerquois pour organiser une grande fête maritime qui fait défaut à Dunkerque. Et la force de "frappe" de la FRCPM qui a déjà fait venir le Grand Turk par exemple ou le Mercator navire-école de la marine marchande belge qui sort peu, c'est son carnet d'adresses. Des pointures, il y en aura d'ailleurs lors des prochaines fêtes de Calais port 2008. Le Belem, la Recouvrance, ainsi que cinq autres voiliers de plus de 30 mètres seront présents à Calais en juin. Il n'est par ailleurs pas impossible que le Belem fasse une halte à Dunkerque, puisqu'il arrivera en provenance d'Ostende.Bernard Lecomte et Philippe Vasseur concluent : « On n'est pas dans la nostalgie, on veut montrer qu'il n'y a pas que la Bretagne et qu'il y a une histoire et une culture maritime dans le Nord - Pas-de-Calais. »
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Suzanne URGACZ
in LE PHARE DUNKERQUOIS, édition du 24 fevrier 2010

Une Princesse à Dunkerque

On pourrait se croire à Douarnenez : les mats et les vergues du Duchesse Anne tutoient le ciel, le feu du Sandettie joue avec les façades. La silhouette du Princess Elizabeth, quant à elle, semble avoir toujours été présente.

(D.R.)


Construit en 1926-1927 près de Southampton, le navire reçoit le nom de Princess Elizabeth en l’honneur de la petite-fille du Roi Georges V, qui vient de naître. La silhouette du bâtiment est banale dans les eaux britanniques d’alors. Ce «paddle steamer», un navire à roues à aubes, propulsé à la vapeur, comme les trains, est un moyen de transport fiable et classique. Avec sa coque métallique, il affiche un tonnage brut de 377 tonnes, mesure 59 mètres de long pour 14 de large. Seize hommes suffisent à sa manœuvre. Comme ses sister-ships, c’est un navire pensé pour être polyvalent, utilisé pour la plaisance et les excursions mais aussi comme paquebot côtier et ferry puisque son pont avant a été renforcé pour transporter des voitures. Le navire semble petit mais il n’en emporte pas moins de 600 passagers par traversée.

Les sombres heures de gloire

(D.R.)


La guerre éclate, le Princess Elizabeth doit contribuer à l’effort de guerre. Le voilà réquisitionné par la Navy. Son faible tirant d’eau permet de le transformer comme dragueur de mines. Pour cela, il reçoit même un canon de 105 mm sur la plage avant. Evidemment, temps de guerre oblige, il abandonne son nom de baptême pour l’immatriculation J 111. Il ne quitte pas pour autant son port d’attache de Southampton car il intègre alors la 10e flottille de dragueurs de mines. Les orages d’aciers le font venir à Dunkerque pour des croisières terriblement mouvementées. En quatre traversées, il ramène 1673 soldats, dont 500 Français. A ce titre, il reçoit la croix de guerre «Dunkirk 1940». Son sister Ship, le Medway Queen, aujourd’hui en cours de restauration, en évacue quant à lui 7.000 hommes et est récompensé du titre d’« héroïne de Dunkerque ». L’évacuation de Dunkerque menée à son terme, il est affecté à la défense anti-aérienne et ne peut reprendre son service civil qu’en 1944. Des dragueurs de mines à roues à aubes, il est le seul survivant, les autres ayant été détruits par l’aviation allemande. Certains gisent d’ailleurs encore sur nos plages, réduits à leur plus simple expression ensablées dans l’estran…

Retour à la vie civile.
En 1946, la chaudière à charbon fait place au diesel. A partir de cette date, il change régulièrement de propriétaire mais la fin approche subrepticement. Son style suranné lui vaut de participer au tournage de deux films, «Les enfants du Capitaine Grant» de la firme Walt Disney en 1961, puis à celui de «Gordon of Khartoum» en 1965. Malheureusement pour lui, les modes changent, les Anglais découvrent des destinations plus exotiques et délaissent le navire. Les croisières ne sont plus à l’ordre du jour, on lui préfère l’avion et des séjours plus lointains. Malgré le charme du navire, la rentabilité n’est donc plus au rendez-vous. Il faut se résoudre à lui offrir une nouvelle carrière. L’année suivante, il est brièvement transformé en casino flottant mais l’aventure tourne court et son propriétaire le désarme. Le moteur et la barre sont enlevés et rejoignent le musée naval de Southampton. En 1970, on le retrouve sur la Tamise où il accueille un Pub et un restaurant. En 1987, après avoir été restauré, il rejoint le quai de Javel à Paris où il devient un centre d’exposition pour l’association de défense des arts typographiques… jusqu’en 199 où l’association Dunkerque Congrès le rachète grâce à de nombreuses subventions. La transaction, d’un cout de 6,7 millions de francs (1,2 millions d’euros) conclue, il rejoint le quai de l’estacade et participe ainsi aux célébrations du soixantième anniversaire de l’opération Dynamo. En même temps, il rejoint l’association des Little ships. Le voilà donc revenu pour des activités plus pacifiques qu’en 1940 et désormais fait partie du paysage dunkerquois, comme s’il n’avait jamais quitté le port.


mardi 23 février 2010

Wallpaper 1440 * 900 : apocalypse dunkerquoise

et Dunkerque d'entrer dans une longue nuit, entre gravats et ruines...

wallpaper 1440 * 900 : abandon


face à face


souvenir d'hiver



Une fois n'est pas coutume, l'hiver s'est installé et offre toute la gamme de ses habits froids, de la glace couvrant plans d'eau et canaux à la neige couvrant villes et campagne de son blanc linceul...

samedi 20 février 2010

pour la mémoire de Léon Trulin

Qui oserait oublier que le jeune Léon Trulin donna sa vie pour la patrie, patrie qui l'a oublié, sauf en ses terres lilloises où le pieux souvenir est conservé...

wallpaper 1440*900 : souvenirs de guerre


Cambrai n'oublie pas ceux de 70


France éternelle


Herlies se souvient

Boulogne-sur-Mer se souvient de Ferber


Victoire...


honneur aux Armentièrois tombés pour la France


souvenirs de conscription : Sambre et Meuse (43 pour toujours)

I
Tous ces fiers enfants de la Gaule
Allaient sans trêve et sans repos
Avec leurs fusils sur l'épaule,
Courage au coeur et sac au dos !
La gloire était leur nourriture,
Ils étaient sans pain, sans souliers,
La nuit ils couchaient à la dure
Avec leurs sacs pour oreiller.
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Refrain:
Le régiment de Sambre et Meuse
Marchait toujours au cris de Liberté
Cherchant la route glorieuse
Qui l'a conduit à l'immortalité.
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II
Pour nous battre, ils étaient cent mille
A leur tête, ils avaient des rois !
Le général, vieillard débile
Faiblit pour la première fois
Voyant certains de la défaite
Il réunit tous ces soldats
Puis il fit battre la retraite
Mais eux ne l'écoutèrent pas.
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III
Le choc fut semblable à la foudre
Ce fut un combat de géant
Ivres de gloire, ivres de poudre
Pour mourir, ils serraient les rangs !
Le régiment par la mitraille
Était assailli de partout,
Pourtant, la vivante muraille
Impassible, restait debout.
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IV
Le nombre eut raison du courage
Un soldat restait - le dernier !
Il se défendit avec rage
Mais bientôt fut fait prisonnier.
En voyant ce héros farouche
L'ennemi pleura sur son sort
Le héros prit une cartouche
Jura, puis se donna la mort !
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Dernier refrain
Le régiment de Sambre et Meuse
Reçut la mort au cri de liberté
Mais son histoire glorieuse
Lui donne le droit à l'immortalité !

Parce que nous sommes en Flandre, il y aussi "Les gars de la Marine"

Les gars de la marine


I
Quand on est matelot
On est toujours sur l'eau.
On visite le monde,
C'est l'métier le plus beau !
Du Pôl' Sud au Pôl' Nord,
Dans chaque petit port,
Plus d'une fille blonde
Nous garde ses trésors.
Pas besoin de pognon.
Mais comm' compensation,
À toutes nous donnons
Un p'tit morceau d'nos pompons !
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Refrain
Voilà les gars de la marine,
Quand on est dans les cols bleus
On n'a jamais froid aux yeux.
Partout du Chili jusqu'en Chine,
On les r'çoit à bras ouverts,
Les vieux loups d' mer.
Quand une fille les chagrine
Ils se consol'nt avec la mer !
Voilà les gars de la marine,
Du plus p'tit jusqu'au plus grand,
Du moussaillon au commandant.
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II
Les amours d'un col bleu,
Ça n'dur' qu'un jour ou deux.
À pein' le temps d'se plaire
Et de se dire adieu !
On a un peu d'chagrin !
Ça passe comme un grain !
Les plaisirs de la terre...
C'est pas pour les marins !
Nous n'avons pas le droit
De vivre sous un toit,
Pourquoi une moitié ?
Quand on a le monde entier !

nostalgie que les plus jeunes ne comprendront pas : Le chant du départ

La victoire en chantant nous ouvre la barrière.
La Liberté guide nos pas.
Et du nord au midi, la trompette guerrière
A sonné l'heure des combats.
Tremblez, ennemis de la France,
Rois ivres de sang et d'orgueil !
Le Peuple souverain s'avance ;
Tyrans descendez au cercueil.
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Chant des guerriers (Refrain)
La République nous appelle
Sachons vaincre ou sachons périr
Un Français doit vivre pour elle
Pour elle un Français doit mourir.
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Une mère de famille
De nos yeux maternels ne craignez pas les larmes :
Loin de nous de lâches douleurs !
Nous devons triompher quand vous prenez les armes :
C'est aux rois à verser des pleurs.
Nous vous avons donné la vie,
Guerriers, elle n'est plus à vous ;
Tous vos jours sont à la patrie :
Elle est votre mère avant nous.
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(Refrain)
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Deux vieillards
Que le fer paternel arme la main des braves ;
Songez à nous au champ de Mars ;
Consacrez dans le sang des rois et des esclaves
Le fer béni par vos vieillards ;
Et, rapportant sous la chaumière
Des blessures et des vertus,
Venez fermer notre paupière
Quand les tyrans ne seront plus.
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(Refrain)
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Un enfant
De Barra, de Viala le sort nous fait envie ;
Ils sont morts, mais ils ont vaincu.
Le lâche accablé d'ans n'a point connu la vie :
Qui meurt pour le peuple a vécu.
Vous êtes vaillants, nous le sommes :
Guidez-nous contre les tyrans ;
Les républicains sont des hommes,
Les esclaves sont des enfants.
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(Refrain)
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Une épouse
Partez, vaillants époux ; les combats sont vos fêtes ;
Partez, modèles des guerriers ;
Nous cueillerons des fleurs pour en ceindre vos têtes :
Nos mains tresseront vos lauriers.
Et, si le temple de mémoire
S'ouvrait à vos mânes vainqueurs,
Nos voix chanteront votre gloire,
Nos flancs porteront vos vengeurs.
.
(Refrain)
.
Une jeune fille
Et nous, sœurs des héros, nous qui de l'hyménée
Ignorons les aimables nœuds ;
Si, pour s'unir un jour à notre destinée,
Les citoyens forment des vœux,
Qu'ils reviennent dans nos murailles
Beaux de gloire et de liberté,
Et que leur sang, dans les batailles,
Ait coulé pour l'égalité.
.
(Refrain)
.
Trois guerriers
Sur le fer devant Dieu, nous jurons à nos pères,
À nos épouses, à nos sœurs,
À nos représentants, à nos fils, à nos mères,
D'anéantir les oppresseurs :
En tous lieux, dans la nuit profonde,
Plongeant l'infâme royauté,
Les Français donneront au monde
Et la paix et la liberté.
.
(Refrain)

jeudi 18 février 2010

La nuit de Dunkerque (Aragon)

La France sous nos pieds comme une étoffe usée
S'est petit à petit à nos pas refusée

Dans la mer où les morts se mêlent aux varechs
Les bateaux renversés font des bonnets d'évêque

Bivouac à cent mille au bord du ciel et l'eau
Prolonge dans le ciel la plage de Malo

Il monte dans le soir où des chevaux pourrissent
Comme un piétinement de bêtes migratrices

Le passage à niveau lève ses bras rayés
Nous retrouvons en nous nos cœurs dépareillés

Cent mille amours battant au cœur des Jean-sans-terre
Vont-ils à tout jamais cent mille fois se taire

O saints Sébastiens que la vie a criblés
Que vous me ressemblez que vous me ressemblez

Sûr que seuls m'entendront ceux qui la faiblesse eurent
De toujours à leur cœur préférer sa blessure

Moi du moins je crierai cet amour que je dis
Dans la nuit on voit mieux les fleurs de l'incendie

Je crierai je crierai dans la ville qui brûle
A faire chavirer des toits les somnambules

Je crierai mon amour comme le matin tôt
Le rémouleur passant chantant Couteaux Couteaux

Je crierai je crierai Mes yeux que j'aime où êtes-Vous
Où es-tu mon alouette ma mouette

Je crierai je crierai plus fort que les obus
Que ceux qui sont blessés et que ceux qui ont bu

Je crierai je crierai Ta lèvre est le verre où
J'ai bu le long amour ainsi que du vin rouge

Le lierre de tes bras à ce monde me lie
Je ne peux pas mourir Celui qui meurt oublie

Je me souviens des yeux de ceux qui s'embarquèrent
Qui pourrait oublier son amour à Dunkerque

Je ne peux pas dormir à cause des fusées
Qui pourrait oublier l'alcool qui l'a grisé

Les soldats ont creusé des trous grandeur nature
Et semblent essayer l'ombre des sépultures

Visages de cailloux Postures de déments
Leur sommeil a toujours l'air d'un pressentiment

Les parfums du printemps le sable les ignore
Voici mourir le Mai dans les dunes du Nord

L'association ASPABERG espère «quelques surprises» en matière de fouilles

L'association ASPABERG, présidée par Philippe Bonnière, s'est réunie, samedi, en assemblée générale. Michel Walspeck, cheville ouvrière de l'association, a rappelé les grands chantiers réalisés en 2009 et évoqué les projets pour 2010.


Depuis plusieurs années, l'association, contre vents et marées, s'efforce de reconquérir le patrimoine des vieilles pierres des remparts de la ville. Que vous a réservé 2009 ?

M. W. : «Des réalisations plus que positives avec toujours la même équipe bien soudée. La fin du chantier du puits a accaparé la moitié de l'activité avec 297 heures de chantier sur les 603 effectuées. Le nouveau pôle d'attraction avec la tour des faux monnayeurs a fait globalement le reste.»
Le puits des jardins de l'abbaye est-il aujourd'hui achevé ?

M. W. : «Oui, et nous sommes fiers. Cette opération a occupé l'équipe durant plusieurs années. La dernière étape en 2009 concernait la mise en sécurité de l'ouvrage et la construction d'une margelle grâce à un partenariat entre l'ASPABERG, le lycée Georges-Guynemer de Saint-Pol-sur-Mer et la ville de Bergues. Un dossier du puits de 54 pages, De la découverte fortuite en 2005 à la construction de la margelle en 2009, a été réalisé. Il peut être transmis au prix coûtant de 30,35 E.»
Que représente l'aménagement de ces sites en investissement et qui finance ?

M. W. : «L'investissement concerne l'achat de matériaux pour l'aménagement des sites. Il est de l'ordre de 640 E (50 E pour le puits et 467 E pour la tour des faux monnayeurs et les extérieurs de la tour, le reste pour la poterne des jardins). La municipalité nous a versé 1 200 E de subvention et il y a les 550 E des cotisations des adhérents. Il ne faut pas oublier l'aide matérielle et technique de la communauté de communes du canton de Bergues, de la ville de Bergues, d'autres entreprises et de particuliers
Quelles sont les perspectives pour 2010 ?

M. W. : «Nous poursuivons nos investigations dans la tour dite des faux monnayeurs fortement dégradée. Peut-être dévoilera-t-elle son secret ? On se pose des questions : pourquoi et quand est-on passé de Berg Poorte à faux monnayeurs ? Y a-t-il une relation à faire avec les monnaies trouvées dans le puits puisque deux membres qui ont affiné leur analyse peuvent affirmer qu'elles sont fausses ? Trois zones d'intervention feront l'objet de notre attention : la poursuite de la prospection de la fosse cylindrique, en pied de la poterne de traversée du rempart bourguignon, une fosse à vanne (que nous pouvons confirmer à ce jour) le dégagement total de la porte d'entrée de la salle inférieure de la Berg Poorte et appréciation de la problématique de sa reconquête la poursuite de la fouille en terrasse pour valoriser ou condamner l'embrasure déjà découverte et progresser dans la compréhension des vestiges de la salle supérieure ou d'un accès souterrain.»
Du beau travail en perspective ?

M. W.
: «Oui, et on l'espère avec quelques surprises
• J. D.
in LA VOIX DU NORD, édition de Dunkerque du 18 février 2010

mercredi 17 février 2010

D’Artagnan, de la Gascogne à Dunkerque


Ses aventures romanesques ou cinématographiques bercèrent nos enfances … Pourtant, l’on est souvent bien loin de s’imaginer que la fiction n’est pas très éloignée de la réalité…

Né vers 1620 à Lupiac dans le Gers, Charles de Batz de Castelmore, est un Mousquetaire du Roi, vif, querelleur et madré au combat, dont la vie n’avait assurément nul besoin d’être romancée par Alexandre Dumas. Cadet de famille destiné au service du roi, il reçoit un enseignement rudimentaire avant de monter à Paris. Il quitte une vie ennuyeuse et désargentée pour s’engager chez les Cadets du Roi. Direction : les Gardes Français, un corps d’élite ! Il devint vite un « mousquetaire de la maison militaire du roi » où il prend le nom de sa mère. Il aurait reçu le baptême du feu sous les murs d’Arras, aurait combattu à Aire-sur-la-Lys, à La Bassée puis à Bapaume avant de rejoindre le sud en 1642. Après un bref passage en Angleterre, on le retrouve à la Capelle et à Gravelines en 1644 puis à Cassel, Mardyck, Lynck, Bourbourg, Béthune puis à Saint-Venant en 1645.
Il entre au service de Mazarin qui l’emploie comme estafette, informateur et parfois… espion. Difficile de dire s’il se battit à Rocroi mais il reste fidèle au Cardinal pendant la Fronde. Lorsque le Grand Condé passe aux Espagnols, notre gascon quitte la paisible vie parisienne en 1657 pour les champs de bataille des Flandres au côté du Roi.
Il retrouve avec joie l’odeur de la poudre à la Bataille des Dunes, emportée par Turenne. Quand Dunkerque tombe le 14 juin 1658, il fait partie des vainqueurs. Dans la foulée, les Gardes Français enlèvent les petites villes fortifiées : Bergues, Furnes, Gravelines, Dixmude, Oudenaarde. Le Gascon y apprend la recréation des Mousquetaires du Roi. Servant encore Mazarin, il a des contacts de plus en plus serrés avec le jeune Louis XIV qui lui ordonne d’arrêter Fouquet et d’être son geôlier avant de le mettre au secret à Pignerol, faisant naître la légende du Masque de fer. Ses missions aux Provinces-Unies en 1665 ne l’empêchent pas de devenir un courtisan…

Retour en Flandre

La Guerre de Dévolution le ramène aux armes : choisi par Turenne, d’Artagnan s’empare en mai 1667 d’Armentières et en capture le gouverneur. En juin, Charleroi, Courtrai et Tournai tombent. En juillet, face à l’audace de d’Artagnan et des Mousquetaires, les Douaisiens capitulent. Les victoires s’enchaînent ! La prise de Lille est une « promenade militaire » car la ville se donne à Louis XIV. D’Artagnan peut rentrer à Paris pour attendre d’autres campagnes plus au sud, notamment pour mater le Vivarais. Le 15 avril 1672, le Gascon devient Maréchal de Camp mais Louis XIV le charge d’assurer le gouvernement de Lille en l’absence du Maréchal d’Humières. Son orgueil et sa fierté sont flattés. Il y entre le 5 mai. Avant tout, il veille au chantier des remparts au sujet desquels il se querelle vite avec nombre d’ingénieurs. L’autoritaire Gascon entra alors en conflit avec La Vercantière, qui remplace Vauban au Gouvernement de la Citadelle, provoquant régulièrement d’épiques esclandres. Avouons à sa décharge qu’il assumait sa charge en sa ville et non à la cour. Et à la cour, on lui pardonne facilement ses excès.

Néanmoins, il s’ennuie à Lille où ses querelles avec le gouverneur de la citadelle et les ingénieurs militaires montrent un homme intraitable et autoritaire. Estimant la citadelle capable de soutenir un siège, il demande en novembre 1672 à rejoindre ses hommes partis en campagne en Hollande. La requête acceptée, sa vie peut reprendre un cours normal. En décembre, il peut rendre la ville à Humières revenu en grâce.
Très vite, il rejoint le siège de Maastricht. Le 25 juin 1673, n’étant pas de service, il se rend malgré tout sur une demi-lune que ses hommes ont pris la veille pour sortir d’embarras de jeunes princes qui, outrepassant ses ordres, avaient lancé une attaque désastreuse. De l’aveu des témoins, il s’y bat admirablement mais la rencontre inopinée de sa gorge et d’une balle de mousquet l’arrête net. L’on n’aurait su peu de lui sans son premier biographe, Courtilz de Sandras, ni sans Dumas qui savait «violer l’histoire à condition de lui faire de beaux enfants». Celui-ci, assurément, était déjà magnifique…

mardi 16 février 2010

petite mise au point vexillologique

Du latin pavilione, ce mot désignait une tente (repris aujourd'hui par exemple pour désigner une habitation) mais aussi un rideau de drap placé devant la tente en question. et qui en français a donné drapeau. le terme pavillon est donc plus ancien que drapeau, au XVIème on parlait encore de bannières, d'oriflammes, d'étendards, de pavois etc..sauf pour la marine, et depuis au moins le début du XVIème; les navires de guerre des rois de France ont de tous temps arboré en poupe le pavillon blanc.

A la révolution point de drapeau, que des cocardes, les premières couleurs nationales seront portées et imposées à la marine par décret du 10 juin 1790,sous la forme que nous connaissons aujourd'hui, dans un ordre de couleurs évoluant jusqu'en 1794, date où le pavillon conservera sa forme définitive. Alors que l'armée de terre jusqu'à la fin de l'empire va conserver son drapeau de type Chaillot à losange mais avec les trois couleurs.

Le drapeau marine oui cela existe, mais pour les troupes de marine basées à terre (fusiliers marins, commandos, aéronavale, rien à voir avec l'infanterie de marine, qui était déjà à l'époque troupe de débarquement de l'armée de terre, un marin ne pouvant à la fois manœuvrer et débarquer). Drapeau attribué aux troupes à terre assimilés aux régiments, tout en conservant leur statut marine, avec des spé différentes et complémentaires.

Le pavillon traverse les mers il est donc l'emblème de l'état, porté et montré par un navire pour rappeler son autorité. Un équipage n'a pas de référence autre que celle portée par les couleurs nationales du navire sans autre indication sur ses plis.(sauf pour la croix de lorraine, mais cela est récent, et n'est porté qu'en proue.)

Donc le pavillon, qui reste national, n'est arboré uniquement en poupe que par un navire...un équipage qui défilerait un 14 juillet portera donc un drapeau.

La marine enseigne à ses recrues que le nom de pavillon vient du nom du Chevalier de pavillon, qui a réinventé, après un anglais, de façon plus complète le code des signaux formalisé par des pavillons de forme et de couleurs différentes. Ceci est donc totalement faux.

Bouvines célèbre les 800 ans de sa bataille dès mars


L'anniversaire officiel de la victoire de Philippe Auguste sur les coalisés, en 1214, ... c'est le 27 juillet 2014. Mais Bouvines a décidé d'étaler les festivités.


Le premier événement estampillé Bouvines 2014 aura lieu les 5 et 6 mars dans le village de la Pévèle. Ce sera un «one man show» patoisant et humoristique sur la célèbre «Bataille de Bouvines». Il donnera le coup d'envoi des quatre ans de fêtes autour de cet acte fondateur de la nation française. Plusieurs autres manifestations devraient se concrétiser cette année. Au rang des priorités : des randonnées cyclotouristique et pédestre sur le site de la bataille... qui se superpose aux pavés pévélois du Paris - Roubaix !

Classement de la plaine dès cette année ?
L'association qui gère le huit centième centenaire veut mettre en place un parcours des batailles entre trois sites : Fontenoy (sud de Tournai, 1745, victoire de Louis XV), Mons-en-Pévèle (1304, Philippe Le Bel) et Bouvines. Aussi, une balade à pied, de Tournai à Bouvines, avec des haltes thématiques, devrait se matérialiser bientôt grâce à des fonds européens.

Ce soutien financier est un symbole pour l'association Bouvines 2014 qui entend «mettre l'Europe au coeur de la fête», insiste son président et maire de Bouvines, Alain Bernard. Autre fer de lance : la protection de la plaine historique, à cheval sur six communes. Lancé en 2003, son classement pourrait aboutir cette année... boutant définitivement hors du champ le contournement sud-est de Lille vers l'A27. • M. VDK.

PHOTO ARCHIVES FRÉDÉRIC
in LA VOIX DU NORD, édition du 16 fevrier 2010

lundi 15 février 2010

avec nos excuses

Vous l'aurez constaté, ces dernières semaines, peu de nouvelles photos, peu ou pas d'excursions dans les Pays-Bas Français... C'est que la situation est difficile... Entre le travail (oui bon je sais là, aujourd'hui on entâme la deuxième semaine des vacances scolaires), le déménagement qui n'est pas encore fini (mais enfin, qui me rapporte de nouvelle caisses dès qu'une d'elles est enfin et déjà vidée ? ? ? La maison cache des trolls ou quoi?) et surtout cette météo un peu pourrie qui oscille entre neige et pluie et qui interdit toute prévision de sortie, obligeant à se restreindre à un périmètre ridiculement petit pour éviter des risques inconsidérés... et surtout ce manque flagrant de soleil ! Comment voulez vous que nous offrions de nouvelles photos qui montrent les Pays Bas Français sous leur meilleur jour si le ciel est gris comme une cuvette?
Alors Histoires du Nord tient à s'excuser, même si la plupart des paramètres sont indépendants de sa volonté... Pour de nouveaux clichés, il faudra faire preuve de patience de votre côté et du mien de ronger mon frein derrière la vitre du salon à regarder la neige tomber... Seul avantage: "laisse tomber la neige, ça ne fait pas de bruit!"
votre dévoué sillonneur des terres du Nord

« Lille 1939-1945 » : une page d'histoire écrite par un Lambersartois

Jean Caniot publie son nouveau livre intitulé «Lille 1939-1945». Le quatorzième ouvrage d'une longue série sur la Seconde Guerre mondiale.
PAR BENOÎTE JUNEAUX



À 80 ans, Jean Caniot présente son nouveau livre comme «une page d'histoire et non comme une fiction». L'auteur cherche à y présenter scrupuleusement la vérité historique. Il s'est d'ailleurs appuyé sur des rapports officiels, des témoignages et des photographies d'époque.


L'ouvrage est découpé par thème afin de faciliter la recherche d'un événement ou d'une période historique. Dans ce premier tome, Jean Caniot retrace la vie sous l'Occupation d'un point de vue militaire. La suite du livre, qui devrait sortir en octobre, relatera quant à elle le quotidien des habitants de Lille pendant la guerre.


Dès l'âge de 10 ans, Jean Caniot a commencé à noter dans des cahiers tout ce qu'il pouvait observer de la vie sous l'Occupation et à conserver les journaux et les magazines de l'époque. Ancien météorologue, le Lambersartois a voyagé dans le monde entier grâce à son métier. «Avant d'entrer à la météo, j'ai travaillé dans une usine en Pologne pour l'armée française. Ce premier voyage m'a permis de collecter de nombreux documents inédits. Depuis, chaque fois que je me rends à l'étranger, j'en profite pour consulter les archives du pays», explique-t-il. New York, Washington, Berlin, Munich, Poznan, Londres : Jean Caniot est un éternel globe-trotter. Durant ses voyages, il arpente les marchés aux puces avec son épouse pour trouver des vieilles photos de la guerre et des lettres de soldats.


En 1987, Jean Caniot s'est lancé dans un long travail d'écriture. Originaire de Lambersart, il a décrit dans ses premiers livres la vie de sa ville pendant la guerre. Ses derniers ouvrages traitent davantage de la vie lilloise. Ses livres sont de véritables produits maison. Toute sa petite famille a été réquisitionnée pour permettre leur diffusion. Sa femme et ses enfants se chargent de la mise en page et de la relecture tandis que son beau-fils s'occupe du traitement informatique des vieilles photographies. «La seule chose que nous ne faisons pas nous-mêmes, c'est l'impression», constate-t-il fièrement.


«J'ai réussi à réunir des témoignages inédits dans ce livre, notamment celui de Jack Farnell, le premier motocycliste britannique entré à Lille le 3 septembre 1944», souligne-t-il. Opérations militaires terrestres et aériennes, récits de soldats et de civils : ce livre ravira les passionnés de la Seconde Guerre mondiale et les amoureux de l'histoire lilloise. •


Disponible dans les librairies de Lille, Lomme et Lambersart. Prix de vente : 22 E

in LA VOIX DU NORD, édition de Lille du 15 février 2010

jeudi 11 février 2010

éternel souvenir

A la recherche...

Histoires du Nord recherche un volontaire pour être au moins le 14e lecteur, pas supersitieux mais vous êtes sûrs que 13 ne porte pas malheur ?

dimanche 14 fevrier, choix cornélien pour les Dunkerquois: bande de Dunkerque ou Saint-Valentin?

Février, c’est la chandeleur… et la saint-Valentin.
Au IIIe siècle de notre ère, l’empereur Claude II avait quelques difficultés à trouver des hommes pour garnir ses légions. Ni une, ni deux, il leur interdit le mariage, prétexte fallacieux pour éviter de prendre trop de risques. Valentin, un prêtre chrétien, se met alors à marier secrètement les amoureux. Mauvaise idée ! L’empereur le fait arrêter et jeter dans un cachot où il a connaissance des malheurs du geôlier. La fille de ce dernier, Julia, est aveugle. Touché, il rend la vue à la jeune fille et, du coup, obtient la conversion de toute la famille au christianisme. Des nouvelles comme çà, ça ne passe pas inaperçu et tout vient aux oreilles de l’empereur.

La colère le prend, il fait briser les os du prêtre à coups de bâton, puis le fait décapiter et jeter le corps sur la voie flaminienne le 14 janvier 268. Julia y plante alors un arbre aux fleurs blanches teintées de rose qui fleurit en cette saison… Un amandier, symbole d’amour et d’amitié. En 495, le pape Gélase, voulant faire disparaître la fête païenne des Lupercales, dédiées à Luperca, déesse de la fertilité, impose alors Saint-Valentin. Avec un tel martyre, peu de risques que cela dégénère en orgies comme avec ces païens délurés !

Pour certains, il faut chercher du côté du Nord : Charles d’Orléans, prisonnier des Anglais après la catastrophe d’Azincourt, y aurait observé le manège des oiseaux qui commencent alors à se rapprocher. Il aurait eu alors l’idée d’envoyer à sa tendre des messages d’amour, qui prirent le nom de « Valentines », ces cartes décorées de moult cœurs et de cupidons joufflus et dont nos cousins d’outre-Atlantique sont très friands. La légende traversa les siècles et sur la décision du Pape Alexandre VI, il devint en 1496 le patrons des amoureux, des fiancés et des jeunes gens dont le comportement se rapproche de celui des oiseaux, sans toutefois grimper aux arbres pour construire leur nid.

si Jesus avait été Flamand...


... la liturgie aurait été certainement plus truculente... Militons pour que les conciles décident de diriger cette religion vers un syncrétisme qui prenne en compte les spécificités locales...

sous la protection des runes



En Flandre, à Bavinchove comme dans tant d'autres paroisses multiséculaires, les églises sont comme les maisons, accueillantes, décorées mais elles sont aussi protégées par les runes, ces motifs de briques entrelacés qui attirent bonheur et protection sur leurs occupants, comme autant de barrières aux malheurs des temps...

géant des Flandres


couleurs urbaines


La marine de Louis XIV et Dunkerque

A terre, les armées de Louis XIV connaissent souvent la victoire. Louis XIV a des généraux et des maréchaux capables de tout comme Turenne. Il a aussi des ingénieurs de génie comme Vauban. Sur les mers, c’est plus difficile car face à la France, il y a l’Angleterre et les Provinces-Unies. Anglais et Hollandais sont d’excellents marins, leurs navires sont nombreux et puissants. Louis XIV, lui, a hérité d’une marine qui n’est pas assez forte. Quand il achète Dunkerque en 1662, il doit trouver des solutions. C’est Vauban qui lui suggère de se lancer dans la guerre de Course en observant les marins de Dunkerque, et notamment un certain Jean Bart. Louis XIV a donc deux Marines : la Royale et les corsaires.

Corsaire, pas pirate !


Un corsaire, c’est un marin qui a des lettres de course, pas un pirate ! Le pirate est un bandit qui de travaille que pour lui, le corsaire travaille pour le Roi avec qui il partage son butin. Son travail ? C’est simple, prendre les bateaux des ennemis, leur cargaison et s’ils ne se laissent pas faire, se battre contre eux. S’ils sont pris par l’ennemi, celui-ci peut jeter le corsaire en prison mais pas le pendre, contrairement aux pirates.

Quelques corsaires ?


Michel Jacobsen, le « renard des mers ». Marin dunkerquois au service du roi d’Espagne, il a été fait amiral et est enterré à Séville, près de Christophe Colomb. Il est aussi l’arrière-grand-père de Jean Bart et le père de Jean Jacobsen qui a préféré faire sauter son navire plutôt que de se rendre.

Jean Bart… anobli par Louis XIV pour avoir sauvé la France de la famine en reprenant un convoi de 100 navires chargés de blés en 1694. Mais il a pris et coulé tant de navires aux Hollandais et aux Anglais que ces derniers avaient mis sa tête à prix et ont fait frapper des médailles à l’annonce de sa mort…

Le Chevalier de Saint-Pol-Hécourt… Il a succédé à Jean Bart et a emporté aussi de nombreuses victoires. Quand il a appris sa mort au combat, Louis XIV en a été très triste…

Trouver des marins pour la Royale.

A Dunkerque comme dans les villages alentours, on ne manque pas de marins mais peu acceptent de s’engager dans la Marine Royale. La discipline y est dure, la vie difficile sur les navires. Pour servir, il faut de bonnes raisons. Louis XIV trouve deux moyens pour avoir des équipages en plus des corsaires : les concessions de matelots (comme à Fort-Mardyck) où les marins servent sur les bateaux en échange de terre, et l’inscription maritime, une liste recensant les marins avec une obligation de servir régulièrement… Sinon, en cas de besoin, il reste la « presse » c’est à dire l’enlèvement des marins dans les ports… Un vrai kidnapping mais ordonné par le roi. On trouve aussi des régiments embarqués, ce sont des régiments de l’infanterie, qui sert à bord uniquement pour le combat ou pour débarquer afin que les marins ne puissent se concentrer que sur les manœuvres de navires…


Une vie difficile
Tous les marins ne sont pas logés à la même enseigne. Sur un navire de guerre, il y a des spécialités (tout comme aujourd’hui). Outre les officiers, on recherche tous les métiers. On a besoin à bord de chirurgiens (même si les soins sont rudimentaires), des cuisiniers, des charpentiers car les navires sont en bois et ont une durée de vie très brève… mais aussi des matelots sans qualification…
Comme ce sont des navires de guerre, il faut aussi des canonniers (les artilleurs, c’est l’armée de terre) mais les marins les plus recherchés, ce sont les gabiers, qui montent dans les mats pour manœuvrer les voiles.





Mais la vie sur ces navires est difficile, l’eau croupit vite, les vivres ne durent pas longtemps et la place manque. Et puis, il faut l’avouer, la discipline y est très sévère.


( nota bene : cette synthèse a été rédigée à l'adresse de scolaires des écoles primaires, les enseignants ont évidemment toute latitude de l'utiliser à leur convenance).

Mouchotte et Dunkerque


La base aérienne 103 va fermer, l'escadron Picardie a été dissous et les Tigres ne vont pas tarder à quitter le ciel de la région... Il faut cependant jeter un oeil sur la vie exemplaire du parrain de la base cambraisienne...



Premier français à commander un squadron (escadron) de la Royal Air Force (R.A.F.), René Mouchotte (1914-1943) a un parcours est exemplaire. Il s’échappe d’Oran pour rejoindre de Gaulle à Londres. Il se distingue rapidement : en septembre 1942, il reçoit la Distinguished Flying Cross et on lui confie le commandement du 65e Squadron (de la R.A.F.) puis celui du Squadron 341 « Alsace » (des Forces Aériennes Françaises libres) à peine déclaré apte au combat en mars 1943. Excellent pilote, il permet même au à la base de Biggin Hill d’inscrire sa 1000e victoire.

des cadences infernales
En deux ans, les épreuves ont été rudes: « J’ai un besoin hurlant de repos » notait-il alors dans ses carnets. Il lui est impossible de prendre huit jours de permission. Les missions de succèdent et elles sont loin d’être des balades… C’est donc un homme aux limites de la résistance qui décolle le 26 août 1943 pour une mission sur le secteur de Saint-Omer dont il ne reviendra pas. Avant de disparaître, il eut à plusieurs occasions de s’intéresser à Dunkerque dont on trouve mention dans ses carnets.


Le 4 janvier 1941, il enrage de ne pouvoir se joindre aux chasseurs-bombardiers Mosquito qui opèrent sur Coudekerque-Branche et ses environs et ne peut que suivre leurs évolutions par radio. De belles occasions ne manquent pas de se présenter par la suite. Le 25 septembre, en mission vers Ostende, distante de sa base d’une vingtaine de minutes de vol au ras des vagues, il aperçoit un bateau de 2.000 tonnes à cent mètres des jetées du port dunkerquois. L’attaque est fulgurante et dévastatrice malgré les batteries côtières disposées de part et d’autre du chenal. Le navire ennemi est fortement endommagé. Le lendemain, suivant la côte depuis Calais, toujours au plus près des vagues, il perçoit entre Dunkerque et Ostende la silhouette de six gros navires. Malheureusement, ils sont vite dépassés. Malgré ses manœuvres, il ne peut en attaquer qu’un seul, sans grand succès.

Un ennemi aux abonnés absents sur le littoral
Le 16 octobre 1941, le dépit supplante la colère car il n’y a aucune activité navale entre Dunkerque et Ostende. Les proies se font rares. Ce n’est pas que les Britanniques aient enfin la maîtrise du ciel mais les appareils allemands volent alors rarement au-dessus de nos côtes. Mouchotte et ses équipiers en profitent : le 20 avril 1942, il se permettent même de mener un exercice dans le ciel de la cité de Jean Bart, il n’y a ni bateaux, ni avions ennemis en vue ! Le vol se transforme en véritable promenade jusqu’au Touquet. Le 8 octobre, ses avions escortent des bombardiers qui doivent écraser sous un tapis de bombes les usines et les triages de la région lilloise. La mission se limite entre Gravelines et Calais à une altitude élevée : 28.000 pieds (à peu près 9300 mètres). Là encore, aucune résistance. C’est pourtant une mission atypique car il y a pléthore d’occasions de faire montre d’un réel talent de pilote de chasse au-dessus du sol anglais comme du territoire français sont

Disparu en mission
Sa carrière pourtant s’arrête tragiquement dans le ciel du Nord. Toujours en mission, son avion le mène le 26 août 1943 sur le secteur de Saint-Omer, très vraisemblablement sur Eperlecques et la forêt de Watten. L’on perd sa trace, la Manche est à quelques minutes de vol mais il ne rejoint pas l’Albion… Sa disparition est brutale. L’on pense qu’on ne trouvera jamais sa dépouille. Pourtant la mer la rejette sur la plage de Middelkerke, où il rejoint le carré des braves. La ville le fit citoyen d’honneur à titre posthume après la guerre (une place porte même son nom). Il totalisait alors 1.748 heures de vols dont 408 en 382 missions de guerre.
Enterré sous une fausse identité (car les pilotes de la France Libre craignaient des représailles contre leurs familles), l’oubli d’une étiquette à son nom trahit sa réelle identité. Après enquête à la Libération, son corps ne retrouve le sol natal qu’en 1949. Son souvenir reste attaché à la région : la base de chasse de Cambrai (Base Aérienne 103) porte son nom depuis sa création en 1953, parrain choisi par son premier commandant le colonel Pelleray , qui avait été compagnon d’armes de Mouchotte. En fait, Mouchotte, c’est le Guynemer des pilotes de 40…

mercredi 10 février 2010

soirées contes ...

Bonjour,
La Compagnie Sylenpso organise régulièrement des soirées contes au Cheval Noir de Quaëdypre, pour continuer à animer la tradition orale et populaire.
La prochaine aura lieu le vendredi 5 mars 2010 à partir de 19h30 sur le thème du Carnaval.Jean-François Queniart nous contera les histoires et légendes attachées au carnaval.Venez écouter ses histoires, ou même raconter les vôtres...Bref, soyez pas nèche et venez faire un beur'tch....

Renseignements et réservation : Anne-Marie de Lattre 03 28 22 17 60
Cordialement,
La Cie Sylenpso
06 88 31 09 86

Quand Nicolas II rencontre Jean Bart

18 septembre 1901… Un mercredi a priori calme pour les Dunkerquois si le Tsar de toutes les Russies ne devait débarquer à Dunkerque. France et Russie viennent de passer des Accords et Nicolas II vient inspecter l’Escadre du Nord. Déjà venu en France en 1896, le couple impérial vient concrétiser l’alliance franco-usse.

Rencontre en mer
Une foule immense se masse sur les jetées, les quais et autour de l’écluse Trystram. Le président Loubet a déjà quitté Dunkerque à bord du Cassini pour aller à la rencontre de l’Empereur, à bord du Standard, son yacht. Une fois à bord de ce dernier, les pavillons français et russe sont hissés à la poupe du navire impérial. La revue navale commence alors. Sous les coups de canons, le yacht se glisse au milieu de la flotte qui arbore le grand pavois, stupéfiant les spectateurs restés à terre. Les tirs de la flotte cessent et ce sont les batteries côtières qui prennent la relève. Le Cassini entre dans le sas de l’écluse et le Président de la République débarque finalement à midi et demi devant la Chambre de Commerce. Quant au Tsar, il n’arrive qu’une heure et demie plus tard, ayant dû attendre la marée haute pour éviter de s’échouer. Le Tsar et son épouse, Alexandra Federovna, font alors une entrée triomphale sous les vivats de la foule. L’impératrice est la première à mettre pied à terre, portant encore le deuil de sa grand-mère, la reine britannique Victoria. Sous les salves d’honneur, le Président Loubet, accompagné des ministres et des diplomates russes se charge alors d’accueillir le couple impérial.



Un protocole pluriséculaire
Comme pour chaque visite de souverain à Dunkerque, un protocole immuable est suivi. Alfred Dumont présente le pain et le sel aux souverains russes, afin de satisfaire aux coutumes slaves… Le couple impérial se dirige alors vers la Chambre de Commerce puis s’arrête devant une délégation de Bazennes en tenue d’apparat. Les Dunkerquoises offrent à la Tsarine des bouquets de roses alors que leur doyenne, madame Jacquemet, présente à celle-ci le poisson de vermeil symbolisant la ville sur un coussin brodé aux armes de la famille impériale. La scène, empreinte de solennité, est présente dans les souvenirs des Dunkerquois car un tableau narrant l’événement est conservé par le Musée de Dunkerque, légué par la veuve de l’artiste qui ne put jamais livrer la toile en Russie.

Sans visiter la ville ni le port, ils embarquent directement dans le train venu les chercher sur le port. Précaution d’usage, l’on craint un attentat que les deux cents policiers présents ne sauraient peut-être empêcher. Dunkerque resta cependant très attachée à ce souvenir : quand trois ans plus tard nait le Tsarévitch Alexis, héritier du trône, la doyenne des Bazennes fit envoyer une chaîne et une médaille en or représentant Notre-Dame des Dunes, un geste que la tsarine apprécia puisqu’elle envoya en retour une montre en or aux armes impériales ornée sur le boitier d’une aigle russe sertie de 75 roses de diamant, montre que l’on peut encore admirer au musée des Beaux-arts de la ville. Les Dunkerquois ne se doutaient guère que la famille Romanoff subirait quelques années plus tard un sort tragique dans la cave de la maison Ipatiev à Ekaterinebourg.

dimanche 7 février 2010

cuistax


Avec le réchauffement climatique (qu'on ne perçoit pas très bien cet hiver), l'on finit par se demander si l'avenir des transports en communs n'est finalement pas le cuistax...

au calme des logis séculaires de Flandre


onde calme


deux


affliction


royal souvenir


quand Mélusine se fait une beauté


tempus fugit




ne dites plus rien


Contemplez, pensez, rêvez, imaginez ... dans le souverain calme des bethyles et des temples où rêgne le calme et la sérénité...

quand la nature s'improvise dentellière


chaos apparent ...


... mais l'ordre regne dans la construction des motifs ancestraux.

patience...


au bord de l'ancien rivage de Quaedypre